Inter(culture)view - Miriam Krueger

Ce mois-ci, nous vous avons préparé une inter(culture)view avec un de nos plus fidèles participants aux Soirées « Millefeuilles », Miriam Krueger :

1. Depuis quand participez-vous aux soirées « Millefeuilles » et comment en avez-vous entendu parler?
Je participe aux Soirées « Millefeuilles » depuis mai 2010 et j’ai participé à presque toutes les soirées. C’était au Salon du Livre et des Cultures que j’en ai entendu parler pour la première fois.

2. Qu\'aimez-vous le plus dans les soirées « Millefeuilles » ? (nommez 3 choses)
J\'aime beaucoup l’ouverture donnée aux écrivains lors de ces soirées, mais aussi à toutes les personnes qui aiment la littérature. J’apprécie que l’on puisse lire et écouter des textes dans sa langue originale avec une traduction en français, mais aussi le mélange entre la littérature et tous les arts, car dans les soirées Millefeuilles il y a aussi de la musique, parfois même quelques sketchs de théâtre.

3. Pourquoi continuez-vous à participer à notre événement?
Parce que, pour moi, c’est devenu un rendez-vous incontournable. J\'ai tellement de beaux souvenirs. Les soirées « Millefeuilles » m\'ont donné la possibilité de faire connaître ma poésie.

4. Comment percevez-vous la société multiculturelle au Luxembourg?
Le Luxembourg est un petit pays, mais il y a tellement d\'étrangers que ça donne un côté très riche culturellement. Il y a une grande rencontre des cultures, un mélange qui est possible seulement ici.

5. Pensez-vous que ce genre d\'événements est utile pour l\'intégration?
Bien sûr, il est très important d\'avoir des évènements comme celui-ci. Il faut se mélanger pour arriver à réussir une bonne intégration car on a des choses à apprendre les uns des autres.

6. Que changeriez-vous dans notre événement?
Juste  une chose peut-être. La soirée présente parfois un programme très riche et varié qui finit un peu tard. Si on habite loin, il est dommage de devoir quitter la soirée avant la fin.

7. Si vous deviez recommander notre événement à quelqu\'un, que diriez-vous?
Je le fais depuis toujours. Je dis que ce sont des soirées où il y a la possibilité de lire en différentes langues et qu\'il n’y a que de la littérature. Qu\'il faut venir et participer, car ils vont aimer ce mélange artistique qu\'offrent les soirées Millefeuilles.

Inter(culture)view - Daniela Dario

1. Tout d’abord, peux-tu te présenter, toi et ton activité ?

Je m’appelle Daniela Dario. J’ai grandi ici et ai suivi l’école luxembourgeoise. Ma langue maternelle est l’italien et à l’école, j’ai commencé à apprendre le luxembourgeois et toutes les autres langues d’ici. Après le lycée, je suis allée à l’université pour faire un cursus en sociologie. Je me suis alors spécialisée dans tout ce qui est phénomènes de migration, d’intégration et d’assimilation, surtout les italiens de la région d’où viennent mes parents, au nord de l’Italie (Friuli-Venezia-Giulia).

Pendant ma dernière année d’études (Master 2), j’ai fait un stage au CLAE au cours de l’année culturelle 2007 et, plus précisément, pour l’exposition « ReTour de Babel - Itinéraires Mémoires & Citoyenneté » qui a été une des plus grandes expositions concernant le phénomène migratoire au Luxembourg. Cette expérience a été très intéressante en rapport à mon parcours universitaire et très enrichissante.

Par la suite, j’ai travaillé pour une société privée, une société d’études de marché. J’y ai évalué et analysé les résultats des sondages que nous faisions auprès de la population. Finalement, cet emploi ne me convenait pas et j’ai envoyé ma candidature auprès du réseau Objectif Plein Emploi. Cela fait maintenant près de cinq ans que j’y travaille, en tant que responsable du CIGL Schifflange.

Mes activités sont, d’un côté, la gestion de l’a.s.b.l. avec l’équipe technique et administrative, ainsi que le développement local. D’un autre côté, je cherche à créer des partenariats avec d’autres associations afin de créer des projets, comme par exemple « Festivasion ».

La philosophie du réseau est de mettre en valeur l’être humain et non le capital. Nous ne sommes pas là pour créer de la richesse matérielle, mais pour accumuler des connaissances et nouer des relations humaines, ainsi que de proposer des formations pour adultes via des projets de développement durable dans le cadre de l’économie solidaire.

2. En travaillant avec des gens de nationalités différentes, tu dois avoir beaucoup d’expériences sur le multiculturalisme en Luxembourg. Quel est ton avis sur le sujet ?

En ce moment, au Luxembourg, on constate une accroîssement du phénomène de xénophobie qui se manifeste via des remarques de quelques, soi-disant, « vrais Luxembourgeois » (les étrangers nous volent notre travail ; ils ne sont pas capables de parler notre langue, etc. - et des choses pires que je n’ose pas citer).

À mon avis - il n’existe pas de Luxembourgeois « vrai de vrai » (de souche) car le Luxembourg a été espagnol, français, autrichien, etc., pendant des centaines d’années. Je pense que nous ne pouvons parler de « Luxembourgeois » que depuis que le pays a gagné son indépendance en 1867.

Sans vouloir vexer les « vrais » Luxembourgeois, mais cela m’effraie un petit peu parce que j’ai remarqué que ces personnes-là ont peur de perdre leur culture, avant même de se poser la question : « Qu’est ce qu’est la culture luxembourgeoise ? »

En général, et pour répondre à ta question, pour moi, le multiculturalisme est une richesse. C’est un mélange de personnes différentes qui apportent beaucoup de nouvelles choses et de bien-être. Je pense que c’est une bonne chose pour le Luxembourg. Plutôt que de se méfier des migrants, il faudrait plutôt apprendre à les connaître, apprendre leur culture et vice-versa.

D’ailleurs, le développement économique du pays, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est beaucoup dû au développement du secteur industriel sidérurgique, pour lequel on a dû faire appel à la main d’œuvre étrangère (Italie, Espagne, etc.), ce que beaucoup de citoyens luxembourgeois ont malheureusement tendance à oublier. Beaucoup de travailleurs ont décidé de rester au Luxembourg avec leurs familles et d’y construire leur avenir. Actuellement, presque la moitié de la population n’a pas la nationalité luxembourgeoise.

En ce qui me concerne, bien que je sois née en tant qu’italienne, je me sens aussi très luxembourgeoise. Je crois qu’il est important de s’intégrer ici, mais de ne pas oublier ses origines. C’est une plus-value !

3. Quels autres problèmes, à part la xénophobie, as-tu vus ici par rapport au multiculturalisme ?

De vrais problèmes, je n’en ai pas vraiment rencontrés. On remarque juste que certaines communautés restent entre elles, qu’elles ne veulent pas se mélanger aux autres, et ça, pour moi, c’est dommage parce qu’on n’a pas la possibilité d’apprendre à connaître l’autre, comment il vit, ce qu’il mange… Je pense qu’il est important d’être curieux du pays vers lequel on migre.

4. Comment pouvons-nous améliorer la communication entre les nationalités ici ?

On essaie de le faire depuis vingt ou trente ans, et même plus par le biais d’associations. En effet, je pense qu’il est très difficile pour les Luxembourgeois de venir aux événements parce qu’ils ont du mal à parler le français ou l’anglais. Il ne faut pas oublier que certaines personnes, plus âgées, n’ont pas appris la langue française parce que c’était interdit à l’époque. Elles se sentent beaucoup mieux dans leur langue maternelle qu’est le luxembourgeois ou l’allemand. À mon avis, il y a une peur de ne pas pouvoir s’exprimer comme ils le souhaitent. Même les migrants qui vivent ici depuis des années, ont peur de parler le luxembourgeois, ils ont peur que quelqu’un rit. Par exemple, ma mère est ici depuis 40 ans, elle parle luxembourgeois, je sais qu’elle le parle, mais elle me dit que, d’un côté, elle a peur de parler parce que les gens se moquent d’elle, d’un autre côté, il y a le confort que les Luxembourgeois lui parlent en français.

On ne peut pas forcer les gens à s’intégrer, à s’assimiler. Cela doit rester un choix… mais normalement, cela devrait se fait naturellement. Je pense que le contact humain va améliorer la communication, le bouche à oreille… Ce n’est pas la publicité que l’on fait avec des flyers, Internet ou les réseaux sociaux, mais le contact humain qui va changer les choses. Et puis, de toute façon, il y a bien d’autres manières de communiquer que la langue.

5.  Qu’est-ce que le CIGL Schifflange fait pour l’intégration des étrangers ici ?

Il y a beaucoup de Portugais et de Cap-verdiens qui ont migré vers Schifflange, parce que leur famille s’était déjà installée auparavant. Le phénomène est plutôt récent. Souvent, ils n’ont pas d’emploi ou n’ont pas fait d’études. Au niveau du CIGL, une dizaine de Portugais a été engagé cette année ; c’est beaucoup pour une petite association. Pour nous, peu importe la nationalité ou les origines, tant qu’ils se sentent à l’aise, viennent travailler et s’entendent avec leurs collègues. Nous leurs proposons aussi des formations techniques mais aussi des cours de langues pour leur facilier l’intégration. Ce qui importe, c’est l’être humain et non le capital.

Inter(culture)view - Irma Hadzalic

RIFF est un festival annuel qui promeut l\'intégration à travers l\'art, sous les différentes formes qu\'il peut prendre dans notre quotidien: cinéma, cuisine et musique.

Ce festival s’articule autour d’une série de workshops axés sur les ateliers du cuisines du monde, ainsi que par des projections de films pendant la dégustation des spécialités.

Dans le cadre de l’édition du 2012 du festival nous avons rencontré Irma Hadzalic et lui avons posés quelques questions :

Comment avez-vous eu l’idée du RIFF?
C’était une idée de moi et de deux autres amis. Deux d’entre nous étaient des volontaires SVE et le projet que nous devions finaliser ne marchait pas très bien. Plus nous connaissions le Luxembourg, plus nous avions envie de le secouer un peu, de faire quelque chose de différent. Nous avons lancé le RIFF en tant que projet « let’s shake Luxembourg » avec différentes formes artistiques : musique, cuisine, cinéma et théâtre. Nous avons organisé des ateliers cuisine et cinéma. Chacun représentait une culture, un pays ou une région différente et, une fois les ateliers finis, nous avons organisé un festival de musique avec quatre groupes de quatre pays différents.

Vos événements incluaient donc des ateliers cuisine, cinéma et, parfois, des représentations théâtrales. Pourriez-vous nous décrire un événement typique?
Nous choisissons un pays ou une région que nous voulons représenter, par exemple l’Espagne, le  Portugal ou le Maghreb. Nous proposons également beaucoup d’ateliers. Ils commencent toujours par un clip de présentation du pays. Après, l’atelier cuisine commence. Une personne du pays présenté montre aux participants comment se prépare un plat traditionnel de son pays. Les gens qui participent à l’atelier peuvent s’impliquer, participer à la préparation du repas. Ensuite, nous assistons à un petit spectacle de théâtre, musique ou danse avec des artistes du pays présenté.

Comme j’ai pu le constater sur votre site Web, vous enregistrez également les événements…
Dans notre équipe, nous avons un réalisateur de clips professionnel, qui filme tous les événements et fait des interviews des participants. Il est très expérimenté et, ce qu’il fait, ne permet pas seulement aux gens de se souvenir de ce qu’ils ont vu et vécu, mais aussi, pour nous, de voir ce qui a fonctionné ou non. Cela  nous aide à améliorer l’organisation des prochains événements.

Visitez http://riffteam.wix.com/riff2012!

Pourriez-vous m’en dire plus sur les événements de cette année ?
Nous avons proposé cinq ateliers cuisine entre janvier et juillet 2012. Après une pause cet été, nous avons décidé d’organiser un festival de musique pour finaliser cette seconde édition de RIFF qui aura lieu le 1er décembre. La programmation n’est pas encore bouclée, je ne peux donc pas vous dire qui sera là, mais je peux vous promettre ce sera vraiment bien, encore mieux que l\'année dernière. En janvier ou février 2013, nous recommencerons une nouvelle série d’ateliers.

Depuis votre arrivée au Grand-Duché et le début de ce projet, avez-vous remarqué un changement au Luxembourg en ce qui concerne la façon dont les différentes cultures travaillent et vivent ensemble?
C\'est vraiment une question difficile et, bien sûr, je ne peux pas donner une opinion générale. Je ne pense pas que les différentes cultures qui vivent au Luxembourg soient un problème. Pas du tout. Je pense que c\'est une richesse et la plus belle chose dans ce pays. Je remarque que RIFF attire de plus en plus de personnes et qu’elles sont de plus en plus ouvertes pour connaître la culture de leurs voisins ou amis. En ce sens, je peux dire que oui, il y a de plus en plus de gens qui changent de manière de penser et, dans le cadre de RIFF, il n’y a pas xénophobie, il n\'y a pas de racisme ou de nationalisme. C\'est pourquoi j\'aime ce projet !


How did you get the idea of the RIFF?
It was an idea of two friends of mine and me. Two of us were EVS volunteers and the project - which we were supposed to work on - didn’t worked so good in the beginning. The more we knew about Luxembourg, the more we wanted to kind of shake it, to make something different here. We started RIFF as a “lets shake Luxembourg” project with a lot of arts, including music, food, cinema and theatre. We organized cooking and cinema workshops. Each one of them represented a different culture, country or region and after all the workshops were finished, we organized a music festival with four bands from four different countries.

In your events you said you have a cooking workshop, cinema and sometimes theatre performances. Can you describe to us a typical event?
We choose a country or a region we want to represent, for example Spain or Portugal or Maghreb. We have many workshops. It always starts with a little video to represent the country, sort of touristic video or a slideshow to show to the people “okay, you will see this”. Then the cooking workshop is held. A person from the country being represented shows to people how to prepare typical, traditional meals from his or her country. The people who come to see the workshop can participate, they can make the food themselves. After that we have a small theatre play or musicians or dancers from the represented country.

As I saw on your website, do you also record the events?
Yes. Please visit http://riffteam.wix.com/riff2012. As I mentioned, in our team we have a professional moviemaker and he is filming events and making interviews with the participants. He is a great expert and his work serves not just as a reminder to people of what they could see and experience, but also for us to see what was good, what was wrong in the organisation, it helps to improve future events.

Can you tell something about the events of this year?
We had 5 cooking workshops this year from January to July and then we stopped for the summer break and we decided as a final action of the second edition of Riff to organize a music festival again. It will happen on the 1st of December. The bands are not announced yet, so I can’t tell you who will be there, but I can promise it will be great, even better than the last year. We are starting again with workshops from January or February next year.

Since you came here and started this project did you notice a change in Luxembourg regarding how different cultures are working and living together?
This is really a big question and of course I cannot give a general opinion. I don’t think that different cultures living in Luxembourg is a problem. Not at all, I think it is a richness and the most beautiful thing about this country. I can observe that Riff attracts more and more people and they are more and more open-minded to get to know the culture of their neighbour or friends. In this way I can say yes, there more and more people are changing the way they think and in RIFF there is no xenophobia, there is no racism or nationalism. That’s why I love this project.


 

Inter(culture)view - Paulo Lobo

     Paulo, tu travailles pour le magazine « Wunnen » (ndlr : archi, déco, design), tu fais le « Miss Portugal »,  maintenant tu nous proposes une expo sur les migrations…tu es quoi comme photographe en fait ?

Le plus facile ce serait de dire que je suis très polyvalent, mais en réalité j’aime penser que je suis libre ! Je fais des photos pour le magazine parce que c’est mon boulot, maintenant en privé je savoure ma liberté de regard, je suis en permanence à la recherche de la beauté, de la poésie ! En ce qui concerne l’immigration, cela fait quelques années déjà que je m’y intéresse. J’ai d’ailleurs déjà fait une expo sur le thème « Terra de vida » en 2006, et je collabore également depuis quelques années avec le « Festival des migrations »…je dirais que, de fil en aiguille, en posant mon regard sur ce phénomène, c’est devenu un centre d’intérêt.

 

      Moi et l’art… enfin tu vois…c’est quoi le lien entre une piscine vide et les migrations… ?

Cette expo est faite en collaboration avec le « Centre de Documentation des Migrations humaines », avec Christine et Dario nous avons cru judicieux de choisir ce lieu de représentation pour différentes raisons.

En premier lieu, l’endroit est visuellement très stimulant et il est très esthétique de faire des portraits  dans un même endroit. Puis, cette piscine signifie beaucoup pour les gens du coin, elle peut être associée à  l’époque dorée des années 70-80. Les éléments de la piscine sont tous de cette époque. Nous avions en tête une idée de métaphore : l’image de cette structure publique –abandonnée et vouée à la démolition- peut d’une certaine façon symboliser le déclin du modèle socio-économique luxembourgeois. En effet, ce modèle qui se basait sur un relatif partage des richesses et dans lequel tout le monde y trouvait son compte, est mis à mal dans cette crise, dans ce néolibéralisme vorace. Enfin, il ne faut pas oublier que nous avons photographié des artistes dont un des talents est aussi de réveiller les consciences. Il nous semblait intéressant que les artistes transmettent les mises en garde dans ce cadre symbolique. Les artistes nous alertent contre la fermeture d’esprit, la peur, le rejet de l’autre, le repli sur soi, tellement en vogue de nos jours.

 

Tu anticipes ma prochaine question, tu parles d’une belle époque, des belles années, tu sens déjà un changement ?

Oui, je parle d’un modèle où tout le monde  trouvait son compte, un modèle économique ouvert, on avait besoin de l’autre. Depuis 2008, je note un déclin de ce modèle, l’étranger est plutôt perçu comme une menace. Il y a une nostalgie certaine d’une période révolue, les fondements de cette société sont en train de trembler. Le Luxembourg est perçu comme un paradis sur terre, mais les choses changent suite à cette course effrénée de la compétitivité qui pousse tout le monde à être le concurrent de tout le monde. Malheur à celui qui n’est pas compétitif !

Nous avons un défi devant nous au lieu de s’opposer, nous devrions apprendre à partager, à  construire quelque chose de nouveau, sur des bases moins matérialistes. Les vielles plaies refont surface, la pauvreté, la misère… Nous devons revenir à l’essentiel, à la simplicité, développer la solidarité, le dialogue, et pourquoi pas une certaine spiritualité.

 

Qu’est-ce qui te motive dans ce que tu fais ?

Premièrement d’un point de vue plus technique, je suis un autodidacte, et je n’arrête jamais de vouloir apprendre ! C’est intéressant de savoir qu’on n’est jamais bon mais qu’on peut toujours s’améliorer ! La soif de  progrès me motive.

Après, l’ouverture d’esprit que cela me procure, j’ai la curiosité de savoir ce qui se passe ailleurs. J’ai une passion pour d’autres points de vue. Comme je l’ai déjà dit, je recherche constamment la beauté. La photographie te permet d’immortaliser les choses poétiques de la vie, le positif. J’aime bien mettre en valeur ce que je vois, faire du bien autour de moi.

 

Dernière question Paulo, je sais que tu n’as pas beaucoup de temps ; ton expo en cinq mots :

All you need is love !

 

Merci Paulo !