2016 - Conférence "Luso-luxemburguês ? Recherches sur la migration portugaise au Luxembourg"

Les 19 et 20 février 2016, l'Université du Luxembourg et le Centre de Documentation sur les Migrations humaines (CDMH) de Dudelange ont organisé une série de conférences intitulées « Luso-luxemburguês ? Recherches sur la migration portugaise au Luxembourg », en partenariat avec le Ministère de la Famille, de l'Intégration et à la Grande Région, l'Ambassade du Portugal, l'ASTI, le CEFIS, le CLAE, la CCPL et la Maison des Associations.
Les échanges ont eu lieu au sein de la Maison du Savoir du Campus Belval à Esch-sur-Alzette, en présence des partenaires, d'universitaires et de membres de la société civile.
Les intervenants, de nationalités différentes et exerçant au sein d'universités européennes ou internationales (Luxembourg, Porto, Los Angeles, Lisbonne, Trente...) ont exposé leurs travaux sur la question de la migration portugaise, mais également sur ses enjeux politiques au sein de la société luxembourgeoise.
La première journée avait pour thématique « Grandir et vieillir en migration » : les chercheurs y ont développé les premiers résultats de leurs études autour des questions des expériences migratoires à travers les générations, des relations familiales dans ce processus migratoire ou encore du vieillissement et de la prise en charge sociale et médicale des migrants.
La deuxième journée était davantage axée sur les enjeux politiques liés à la migration portugaise au Luxembourg depuis ses débuts, l'évolution des relations entre les autorités politiques portugaises et luxembourgeoises, ainsi que le rôle joué par la société civile.
Enfin, une dernière partie intitulée « Conta a sua historia » (« Racontez votre histoire ») était consacrée aux expériences personnelles des migrants portugais au Luxembourg.
Si vous êtes intéressés par ces questions, sachez que le CDMH vient de lancer une rubrique « recherche » sur son site internet accessible via www.cdmh.lu/recherche. Il s'agit d'offrir aux chercheurs travaillant sur la thématique des migrations au Luxembourg une interface leur permettant de mettre en ligne leurs travaux et de consulter ceux réalisés par d'autres. L'objectif est également de rendre ceux-ci plus visibles et accessibles au grand public. Si vous souhaitez vous impliquer davantage, vous pouvez aussi compléter le formulaire disponible en ligne.

 

2015 - Les droits de l'Homme : des pistes de réflexion

Les droits de l’Homme : des pistes de réflexion

Dans le cadre du cycle de conférences ayant pour sujet sujets les Droits de l’Homme qui ont été organisées par l’Université du Luxembourg au cours du printemps 2015, des intéressantes questions ont étés posées. Elles ont donné l’opportunité d’approfondir différentes thématiques liées à l’état de la protection des Droits de l’Homme au niveau national, européen et aussi mondial. Il est de l'avis de l’auteur de cet article qu’il faut retenir des nombreuses notions qui peuvent aider à la compréhension de l’actualité contemporaine.


« Droits de l’Homme et Biomédecine: la Convention d’Oviedo »


Mi-mai a eu lieu un intéressant séminaire de Laurence Lwoff, Chef de l’Unité de Bioéthique, Conseil de l’Europe, qui a eu pour titre « Droits de l’Homme et Biomédecine: la Convention d’Oviedo».

Selon de dictionnaire français la « biomédecine » est l’application des connaissances de la médecine à la biologie : donc il s’agit d’une branche scientifique médicale impliquant les principes et les méthodes de la biologie naturelle, de la chimie et de la physique à une pratique clinique.

Pour légiférer au niveau international cette branche de la médecine qui a eu un développement croissant en même temps que la progression scientifique, la plupart des Etats européens ont signé le 4 avril 1997 la Convention de Oviedo.

Celle-ci énonce les principes fondamentaux applicables à la médecine quotidienne ainsi que ceux applicables aux nouvelles technologies dans le domaine de la biologie humaine et de la médecine. Chaque pays, avec sa culture et intérêts distincts, peut aire ses propres choix par rapport á cette question. La Convention tente d’établir un axe de réflexion commun et ainsi de mettre en place une réglementation universelle. Les plus importants sont sans doute le traitement de l’embryon et du fœtus humains, le clonage, la transplantation d'organes et de tissus, la recherche biomédicale sur la génétique humaine et enfin le sujet toujours d’actualité de la fin de vie.

D’abord, on doit noter les difficultés dans l’élaboration de ladite convention.  Il s’agissait surtout du décalage entre les principes juridiques qu’idéalement on voulait mettre en place et la réalité courante de l’époque. Par exemple, sur le statut de l’embryon, les modifications génétiques ou la thérapie germinale (l'utilisation d'un ou plusieurs gènes comme médicament, pour pallier la déficience d'un gène) il n’y avait pas de consensus parmi les législateurs.

Mais malgré les difficultés dans l’élaboration du texte principal, dont les dispositions sont contraignantes, pour certains des Protocoles adjoints la discussion s’est révélée beaucoup plus rapide. Par exemple, au milieu des années quatre-vingt-dix, suite au clonage réussi du mouton Dolly, les parties ont convenu d’un protocole interdisant le clonage humain seulement 6 mois après l’expérimentation.

Cette convention est le premier instrument international juridiquement contraignant pour protéger la dignité, les droits et les libertés de l'être humain contre l'utilisation abusive des progrès de la biologie et de la médecine, affirmant que le seul intérêt scientifique ne peut pas dépasser les intérêts individuels des personnes soumises aux traitements médicaux.

L’idée centrale est que l'intérêt de l'être humain doit prévaloir sur l'intérêt de la science ou de la société. Il énonce une série de principes dans plusieurs domaines, parmi lesquels celui de la génétique, de la recherche ou des transplantations. La convention stipule les interdictions concernant la génétique, la recherche médicale, le consentement de la personne concernée, le droit au respect de la vie privée et le droit à l'information, la transplantation d'organes, ainsi que le devoir pour les autorités étatiques d’organiser des débats publics sur ces questions.

En premier lieu, elle interdit toutes les formes de discrimination contre une personne en fonction de son patrimoine génétique et autorise les seuls tests génétiques ayant des fins médicales. Il permet une intervention du génie génétique uniquement à des fins préventives, diagnostiques ou thérapeutiques et seulement si son but est de ne pas modifier la composition génétique d'une personne. Il n’est pas permis de choisir le sexe de l'enfant à naître, sinon dans le cas d'éviter une maladie héréditaire grave.

La convention établit aussi des règles relatives à l'exercice de la recherche médicale en fournissant des conditions précises et détaillées, en particulier pour les personnes qui ne possèdent pas la capacité de donner leur consentement. Elle interdit la création d'embryons humains pour la recherche et, dans le cas de pays où la recherche sur les embryons in vitro est autorisée, elle doit assurer une protection adéquate des embryons.

Le traité consacre le principe que la personne concernée doit donner son consentement avant toute intervention, à l'exception des situations d'urgence, et qu'il peut, à tout moment, retirer son consentement. Une intervention sur les personnes incapables de donner leur consentement, par exemple sur un enfant ou une personne qui souffre de troubles mentaux, ne devrait pas être effectuée sauf si elle produit un avantage réel et certain pour sa santé.

La convention souligne que tout patient a le droit de connaître toute information recueillie sur son état de santé (en particulier les résultats des tests génétiques), en même temps elle reconnaît également le droit du patient à ne pas vouloir être informé.

La convention interdit le prélèvement d'organes ou de tissus sur une personne n’ayant pas la capacité de donner son consentement légal. La seule exception - sous certaines conditions – est pour le prélèvement de tissus régénérables entre frères et sœurs.

La convention reconnaît l'importance des débats publics et des consultations sur les questions médicales. Les seules restrictions sont celles qui sont prescrites par la loi et qui sont nécessaires dans une société démocratique et dans l'intérêt de la santé publique.

Quel lien avec la structure juridique du Conseil de l’Europe ? Le Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) est l’organe institutionnel ayant le rôle de rendre les principes énoncés contraignants et d’exercer le contrôle international (de la même façon qu'un des autres comités recommandées par le Comité des Ministres, organe consultatif et exécutif du Conseil de l’Europe). Par ce Comité, les parties peuvent porter l'affaire devant la Cour européenne des droits de l'homme, dont le siège est notamment à Strasbourg, pour un avis consultatif sur des questions juridiques concernant l'interprétation de la convention.

Quelle est son importance au niveau international ? Au delà de son importance dans le cadre du Conseil de l’Europe, ce traité a démontré son actualité et utilité dans la formulation de la Déclaration universelle sur la bioéthique et sur les droits de l’homme (UDBHR), élaboré par le Comité international de la bioéthique de l’UNESCO, approuvée en 2005. En outre, la plupart de l’article 3 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union Européen a trouvé inspiration dans les principes souscrits à Oviedo.

 

2012 - Conférence-Débat : « Le rôle de la nationalité dans la construction d’une citoyenneté européenne »

Le 4 décembre 2012 à 19h, à la Maison de l'Europe, l’« Entente des fédérations » a organisé une conférence-débat sur le thème du « rôle de la nationalité dans la construction d’une citoyenneté européenne » , Invités et public ont pu échanger leur point de vue sur ce sujet d’actualité.

 

La nationalité est au cœur des débats, sur toutes les langues, dans toutes les conversations. Ce thème intéresse aussi les acteurs sociaux-culturels que sont l’Amitié Portugal-Luxembourg (A.P.L.), la Confédération de la Communauté Portugaise au Luxembourg (C.C.P.L.), la Fédération des Associations Africaines au Luxembourg (F.A.A.L.), la Fédération des Associations Cap-Verdiennes au Luxembourg (F.A.C.V.L.) et la Fédération des Associations d’Espagnols au Luxembourg (F.A.E.L.), regroupés au sein de l’« Entente des fédérations ». Ils proposent ainsi une conférence-débat intitulée « Le rôle de la nationalité dans la construction d’une citoyenneté européenne »

 
Cet événement a eu lieu le 4 décembre 2012 à 19h00 à la Maison de l’Europe.

 
Avec l’aide de l’historien Denis Scuto, des différents intervenants (Pedro Castilho, David Foka, Paulo Lobo, Enrica Pianaro et Mylène Porta) et du public, cette intéressante discussion a été alimentée sous une perspective nouvelle et incontournable, celle de citoyens actifs dans le façonnage socio-culturel du Grand-Duché de Luxembourg. La modération a été assurée par Olivier Tasch, journaliste.


Organisation : Entente des fédérations (Amitié Portugal-Luxembourg - A.P.L., Confédération de la Communauté Portugaise au Luxembourg - C.C.P.L., Fédération des Associations Africaines au Luxembourg - F.A.A.L., Fédération des Associations Cap-Verdiennes au Luxembourg - F.A.C.V.L. et Fédération des Associations d’Espagnols au Luxembourg - F.A.E.L.)


Avec le soutien de la Maison des Associations et de la Commission Européenne (représentation au Luxembourg).

 

2011 - Séminaire-Table Ronde

 

Echos de l'événement dans la presse locale

http://www.ecosol-online.lu/index.php?post%2F2011%2F11%2F09%2FMigration-et-b%C3%A9n%C3%A9volat


 

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