Inter(culture)view - Hussein Al-Lami

Cette fois-ci, le protagoniste de notre rubrique Inter(culture)view est Hussein Al-Lamiun des participants du Workcamp "Social gardening in Luxembourg City" qui a eu lieu le mois passé au jardin communautaire à Beggen:

 

 

1)      Nom et prénom : Hussein Al- Lami

 

2)      Nationalité : irakienne

 

3)      Pourquoi as-tu décidé de participer au workcamp ?

 

Parce que j’avais envie de rencontrer personnes des pays différents afin de découvrir cultures différentes.

 

4)      En tant que jeune habitant dans un pays qui n’est pas le tien, quels sont les plus grands défis auxquels tu as du faire face ?

 

Les langues

 

5)      Qu’est-ce que signifie pour toi le mot intégration ?

 

A mon avis, apprendre la langue du pays où on habite est fondamental pour s’intégrer. En effet, elle est la première porte de l’intégration. Et après, connaître des gens qui deviennent tes amis et enfin chercher un travail. 

 

6)      Comment est-ce que tu favoriserais le processus d’intégration des réfugiés, et des étrangers en général ?

 

Je crois qu’il faudrait focaliser beaucoup plus l’attention sur l’enseignement des langues aux réfugiés ainsi qu’aux étrangers. Ensuite, c’est nécessaire les soutenir moralement afin de les faire sentir plus intégrés dans la société. En plus, il faudrait que les pays d'accueil organisent des campagnes de sensibilisation, notamment en soulignant que les réfugiés sont eux aussi des humaines qui ont souffert persécutions dans leurs pays.

 

7)      Tes souvenirs du workcamp :

 

Tout ce dont je me rappelle sont les bons moments passés ensemble, les blagues, les rires. Je me souviendrai de mes nouveaux amis et j’espère que je pourrai aller leur rendre visite un jour. 

 

 

 

Inter(culture)view - Julia Kessler

Notre section inter(culture)view est de retour ! Pour cette nouvelle édition nous avons interviewé une de nos plus fidèles participants à la Cuisine du Monde, Julia Kessler :

 

 

1)      Depuis combien de temps participez-vous à la Cuisine du Monde? Pourquoi avez-vous décidé d’y participer? Et pourquoi continuez-vous à y participer?

 

C’était un de mes amis qui travaille à la Commune d’Esch qui m’a fait connaître ce projet-là. Il m’avait invitée plusieurs fois et finalement en 2012 j’ai accepté son invitation. Ma première Cuisine du Monde fut au Lycée Belval en 2012, si je ne me trompe pas.

 

A partir de ce moment-là, j’ai participé régulièrement à presque toutes les Cuisine du Monde. J’aime beaucoup le principe à la base du projet : préparer les plats avec des gens différents, découvrir leurs cultures, leurs langues. Et puis, apprendre l’art de la cuisine.

 

Je pense que se rencontrer autour d’une table et manger ce que l’on a cuisiné ensemble c’est une simple et pourtant très efficace moyen pour connaître nouvelles personnes. Même si on a des habitués comme moi, il est aussi vrai que la plupart de gens participent pour la première fois. J’adore cette variété : nouveaux gens et nouvelles associations à chaque édition.

 

2)     Est-ce qu’il y a une cuisine que vous avez préférée ? Avez-vous essayé de refaire quelques recettes chez vous ?

 

Oui, j’ai cuisiné quelques plats de la Cuisine du Monde. Franchement, je ne suis pas rigoureuse quand je suis les recettes. Je les prends plutôt comme inspiration.

 

Par exemple la cuisine africaine : j’aime leur façon de cuisiner le poulet et le riz. C’est ici que j’ai appris pour la première fois comment les personnes d’origine africaine préparent leurs plats. C’est très simple, très facile mais en même temps c’est tellement délicieux ! On prend les oignons et on les frit. Après, on prend la sauce et on l’ajoute au poulet pour le faire mariner au four. Et c’est fait !

 

J’adore aussi le fait que différentes cuisines sont proposées chaque fois. Par exemple, la cuisine brésilienne ou la péruvienne. En temps normal, on n’a pas beaucoup d’opportunités de les gouter.

 

3)     Etant donné que la Cuisine du Monde est un projet interculturel, qu’est-ce l’interculturalité pour vous ?

 

D’après moi, interculturalité signifie être d’esprit ouvert, apprendre de nouvelles choses, avoir un aperçu des cultures.

 

En outre, cela signifie explorer les clichés. C’est curieux parce que moi j’ai découvert les clichés que les autres gens ont de moi en tant qu’Allemande. On croit que les allemands sont comme si ou comme ça. Souvent, j’ai rencontré des gens qui lors de la conversation exclamaient surpris : « Oh, mais tu es différente ! »

 

Donc, l’interculturel devient un outil pour abattre les stéréotypes.

 

4)     Comment décririez-vous la société luxembourgeoise de votre point de vue, en tant qu’Allemande ?

 

Il y a différentes perspectives selon où on est dans la société luxembourgeoise. D’un côté, il y a ces chics gens qui sont habillés avec Gucci ou autres marques de luxe. Si tu vas à Luxembourg ville, tu vois clairement qu’il y a l’argent parce que les gens le mettent en avant. De l’autre côté, il a des gens qui sont un peu méfiants avec les étrangers. Cepandant, il y a aussi plusieurs gens, notamment les générations jeunes, qui sont plus ouverts, plus interculturels. Ils ont grandi et vont à l’école avec des Portugais, des Italiens, des personnes de toute nationalité...

 

Par conséquent, tout depend de la perspective que l’on a de la socitété. Moi, je pense que les participants de la Cuisine du Monde sont des gens très ouverts. Pour cette raison, ils décident d’y participer.

 

Les Luxembourgeois sont aussi ouverts. Ils sont aussi enchantés lorsque l’on peut leur parler dans leur langue.