Communiqué de presse du 7 juin 2015

Droit de vote à tous les résidents : un rejet qui représente une occasion ratée pour le pays

 

 

Le NON au décider ensemble l'a remporté. La grande majorité des électeurs luxembourgeois a opté pour continuer à élire un Parlement représentant une minorité de résidents. L'avenir dira si cette décision était la plus appropriée pour favoriser le développement et la cohésion de notre société. En tout cas il est clair que le référendum, dans son modèle actuel, n'est pas l'instrument adéquat pour répondre à des questions si sensibles et complexes.

Avec le référendum du 7 juin, le Luxembourg vient de vivre un moment important de sa démocratie. C'est le premier pays européen à s'être posé la question de l'élargissement de son corps électoral pour les élections nationales en incluant tous les citoyens non-nationaux.

 

 

 

Les résultats sont clairs et doivent être respectés.

 

La Plate-forme Migrations & Intégration espérait un résultat du OUI nettement meilleur.

 

Notre reconnaissance va, en premier lieu, aux nombreux citoyens, luxembourgeois ou étrangers, jeunes ou moins jeunes, qui se sont impliqués à titre privé ou comme représentants du monde culturel, économique, syndical, social, politique et médiatique publiquement pour le OUI. Leurs arguments étaient fondés, francs et positifs. Merci aussi aux électeurs qui ont fait preuve d'un esprit ouvert et solidaire et qui ont eu le courage de voter OUI, s'engageant ainsi pour une représentation démocratique de la majorité de la population vivant au Luxembourg. 

 

Quelles leçons faut-il tirer du résultat de cette consultation ? 

 

 

 

1. Pendant sa campagne, la Plate-forme Migrations et Intégration au contact des électeurs a constaté que les motifs pour le NON sont multiples : la conviction que le référendum n'était qu'un moyen de forcer la main à l'opposition, la volonté de manifester sa désapprobation à la politique menée par le Gouvernement, la frustration envers le monde politique due entre autres au retrait de la question sur les relations entre l'Eglise et l'Etat, les craintes des Luxembourgeois de perdre la maîtrise du jeu politique et évidemment le souhait de maintenir l'attribution du droit de vote à l'acquisition de la nationalité tout en préconisant une réforme de l'accès à la nationalité. Les résultats démontrent qu'une consultation populaire par référendum sur des questions de société comme la citoyenneté, doit être mieux préparée tout en étant accompagnée d'un important travail d'explication. La majorité parlementaire devra prendre acte et tirer les leçons de ce scrutin.

La Plate-forme Migrations & Intégration a toujours affirmé que la seule ouverture au droit de vote ne résoudrait pas les problèmes de déficit démocratique et qu'une loi réglant l'accès à la nationalité de manière plus conséquente devrait suivre. La Plate-forme restera attentive aux initiatives du Gouvernement et des partis politiques dans ce sens. Elle réaffirme sa disponibilité à contribuer à ce débat avec des propositions concrètes. Elle ne manquera pas de rappeler les déclarations émises pendant la campagne autour du référendum.

 

2. Que la majorité des citoyens se soit exprimée contre le OUI ne signifie pas nécessairement un refus de la présence importante et grandissante de citoyens non-luxembourgeois. Cependant, ce refus est pour nous l'expression de craintes (perte de l'identité nationale, de la souveraineté) qui ne doivent pas être ignorées. La place dominante de la langue luxembourgeoise dans les débats nous amène à appeler les Luxembourgeois à s'engager bénévolement dans des projets tels que le coaching et les tables de conversation, par exemple, permettant aux nombreux non-Luxembourgeois de pratiquer la langue. Nous rappelons aux décideurs politiques que dans un pays comme le Luxembourg qui est officiellement trilingue, l'apprentissage d'au moins une des langues administratives est cruciale, le Luxembourgeois s'ajoutant pour faciliter le vivre-ensemble!

 

3. Le débat démocratique a eu le mérite de laisser s'exprimer une large panoplie d'opinions. Cependant, c'est avec une grande inquiétude que la Plate-forme Migrations & Intégration a constaté l'étendue de la mesquinerie et de la haine qui anime une partie, même si marginale, des Luxembourgeois et que les populistes n'ont fait qu'attiser. Elle restera attentive et dénoncera toute dérive! Espérons que les malaises réveillés par ce référendum ne soient que passagers et qu'ils n'engendrent pas de dégâts durables pour le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans notre pays, chers à tous - Luxembourgeois et étrangers.

Le risque existe que le résultat de ce referendum soit perçu comme un manque de confiance vis-à-vis des non-Luxembourgeois. Espérons que le Gouvernement et la société luxembourgeoise soient capables de prouver que ce sentiment n'est pas fondé et qu'une politique d'intégration pro-active et concrète soit mise en place.

 

4. Les non-Luxembourgeois sont largement restés à l'écart du débat et se sont abstenus de toute revendication pour ne pas envenimer la discussion. Si le modèle de consultation populaire choisi avait été celui de l'Ecosse - participation de tous les résidents - le débat et les résultats seraient certainement différents. En attendant, les non-Luxembourgeois continueront à rester écartés des élections à la Chambre des Députés. Leur participation au développement du pays, notamment à la défense de leurs intérêts, restera limitée à celle à travers d'autres institutions comme les syndicats, les chambres professionnelles ou les associations.

 

5. Le refus de l'ouverture du droit de vote aux non-Luxembourgeois ne va pas résoudre le problème de leur participation à la vie politique, ni aider à surmonter les défis que le pays a devant soi. L'évolution démographique ne va pas s'arrêter pour autant et le Parlement représentera de moins en moins la population résidente. Un défi pour les générations futures !

 

La Plate-forme Migrations & Intégration considère que le Luxembourg a raté l'occasion de fidéliser une partie, la plus engagée, des résidents non-luxembourgeois. Le pays a raté une occasion dans une question cruciale pour son avenir. Un retard qui oblige tous les acteurs politiques, sociaux, économiques et associatifs à s'engager d'avantage en faveur de la participation politique des non-Luxembourgeois. Obligation accrue pour ceux qui l'ont affirmé pendant la campagne alors qu'ils appelaient à voter NON!

Une citoyenneté de résidence européenne telle que prônée par certains promoteurs du NON est certes une des pistes à promouvoir politiquement. Mais elle tardera à venir ! Nous allons voir dans les prochains mois si un accès à la nationalité plus large et ouvert permettra de combler le déficit démocratique - sinon le Luxembourg risque de devenir une « démocratie » où la minorité élira les représentants qui votent les lois déterminant la vie de tous les résidents au quotidien !

 

 

 

 

 

 

Conférence de presse du 18 mai 2015

PLATEFORME MIGRATIONS & INTEGRATION
COMMUNIQUE DE PRESSE


Le « JO » au droit de vote pour les non-Luxembourgeois :
Un enjeu majeur pour une vraie démocratie au Luxembourg, une affaire de cœur et de raison
A moins de 3 semaines du référendum portant, entre autres, sur le droit de vote des résidents non-Luxembourgeois, la plate-forme Migrations & Intégration, représentant une vingtaine d’organisations et d’associations, fait le point.


Trois mois d’activités et la suite

Après avoir dialogué avec le monde institutionnel, des délégués de la plate-forme ont pris part à 12 réunions organisées essentiellement par des commissions communales de l’intégration (CCCI) de 30 communes à travers tout le pays, réunions qui souvent ont été organisées sous son impulsion. La plate-forme Migrations & Intégration tient à souligner que dans un souci de débat équilibré, elle a toujours proposé aux organisateurs de ces réunions d’inviter aussi les partisans du NEE. Si cela n’était pas le cas elle a présenté les arguments du NEE. Ce travail de sensibilisation du public des communes à la question du droit de vote a eu comme effet que les militants du NEE ont ainsi eu de nombreuses opportunités pour s’exprimer.

Les membres de la plate-forme furent présents à plusieurs débats publics et ont pu prendre la parole lors de tables rondes, d’émissions radio ou encore à la télévision. La plate-forme est également présente aux réunions organisées par la Chambre des Députés. De très nombreux reportages et articles de presse témoignent de son activité en faveur du « JO ».

La plate-forme a édité des brochures d’information, des dépliants et autocollants. Elle a recruté des « ambassadeurs », des gens connus, partisans du « JO» exprimant, chacun à sa façon son adhésion au principe du droit de vote de tous les résidents au Luxembourg. Sous son impulsion un nombre important d’acteurs culturels se sont prononcés de manière favorable et des vidéos d’interviews ont été réalisées pour la diffusion sur le net.

L’action grand public sera poursuivie jusqu’au jour précédant le vote

Les réseaux sociaux ont – selon les sondages – moins d’importance dans la formation des opinions qu’on ne le prétend souvent. Moins de 20% des gens les considèrent comme une source d’informations. Ce qui n’empêche pas ces réseaux d’être le lieu où les opinions s’expriment avec le plus de violence et où les arguments rationnels cèdent trop souvent à l’invective. Sur sa propre page Facebook « JO Awunnerwahlrecht », la plate-forme essaie, avec d’autres, d’être la voix de la raison et de la modération, avançant arguments et contre arguments rationnels.
Voter avec le cœur ne doit pas empêcher de faire parler la raison.

Pour beaucoup, le droit de vote pour les non-Luxembourgeois est autant, sinon plus, une affaire de cœur qu’une affaire de raison. S’il est vrai que les partisans du «NEE» avancent plutôt des aspects émotionnels et spéculatifs de l’enjeu, ils n'avancent guère d'arguments rationnels ou de position à l’égard de la composition du corps électoral luxembourgeois. Ils évitent soigneusement toute discussion sur le rapport en nombres entre non-Luxembourgeois et Luxembourgeois, sur la non-représentativité du corps électoral élisant actuellement le Parlement. L'élection de ce dernier ne reflétant pas la diversité sociale, économique et culturelle réelle de notre société. Plutôt que d'aborder cette question centrale qui est la plus large participation possible de la population au droit de vote démocratique, ils détournent la discussion sur un risque hypothétique de disparition de l'identité et de la langue luxembourgeoise ainsi que sur l'accès à la nationalité.

Nous devons, partisans du « JO » citoyens ou membres de la classe politique, prendre en compte craintes et angoisses – pour autant qu’elles soient fondées. Les tentatives de manipulation et de récupération populistes sont nombreuses. Le fossé sociétal, si souvent cité, risque ainsi, effectivement, de se creuser. Il sera difficile d’en attribuer la responsabilité aux partisans d’une société inclusive et solidaire que sont les membres de la plate-forme.

Attentisme et manque de visibilité du monde politique

Si elles furent utiles pour les participants, certaines même passionnantes, les réunions publiques, peu importe la forme, tous types confondus, ne furent pas un franc succès populaire. Fait que nous regrettons et dont une cause est sûrement l’attentisme et le manque d’implication des partis politiques perceptible tout au long des 3 mois qui viennent de s’écouler, attitude que le grand public a de la peine à comprendre. Nous espérons que la dernière ligne droite du débat politique sera plus concluante.

La plateforme est d’avis que n’importe le résultat du 7 juin ce ne sera pas la fin du débat pour une réelle participation politique des non-Luxembourgeois. Même une fin de non-recevoir ne signifie pas la résolution du problème. Notre constitution attend sa « mise à jour » et souffre de son éloignement des réalités qui sont les nôtres. L’adapter et y inscrire le principe de la dissociation de la nationalité et du droit de vote est, pour notre pays, une mesure juste et indispensable, une manière de combler un déficit démocratique qui ne saurait perdurer en démocratie, d’autant plus que le débat du droit de vote restera à l’ordre du jour des instances européennes.

 


 

PLATTFORM MIGRATIONS & INTEGRATION
PRESSEMITTEILUNG

„JO“ zum Wahlrecht für Nicht-Luxemburger:
Eine große Herausforderung für echte Demokratie in Luxemburg, eine Sache des Herzens und der Vernunft.
Weniger als drei Wochen vor dem Referendum über, unter anderem, das Wahlrecht für Nicht-Luxemburger zieht die Plattform Migrations & Intégration, die etwa zwanzig Organisationen und Vereinigungen repräsentiert, Bilanz.


Drei Monate Tätigkeit und die weitere Vorgehensweise

 

Nach einem ausführlichen Dialog mit den Institutionen haben Delegierte der Plattform an 12 Informationsveranstaltungen, die hauptsächlich von den Integrationskommissionen von 30 Gemeinden aus dem ganzen Land organisiert wurden, teilgenommen. Veranstaltungen, die häufig auf Initiative der Plattform organisiert wurden. Die Plattform Migrations & Intégration möchte darauf hinweisen, dass sie, um eine ausgeglichene Debatte bemüht, den Organisatoren dieser Veranstaltungen stets vorgeschlagen hat, auch die Vertreter des „NEE“ einzuladen. War dem nicht so, hat sie die Argumente des „NEE“ vorgestellt. Diese Sensibilisierungsarbeit der Öffentlichkeit in den Gemeinden bezüglich des Wahlrechts hatte zur Folge, dass die Vertreter des „NEE“ zahlreiche Gelegenheiten hatten, sich zu äußern.

 

Die Mitglieder der Plattform waren bei mehreren öffentlichen Veranstaltungen präsent und konnten bei Rundtischgesprächen,  Radiosendungen (100,7) oder im Fernsehen das Wort ergreifen. Die Plattform nimmt auch an den Informationsversammlungen der Abgeordnetenkammer teil. Zahlreiche Reportagen und Presseartikel belegen ihre Aktivitäten zugunsten des „JO“.

 

Die Plattform hat Informationsbroschüren, Flyer und Aufkleber herausgegeben. Sie hat „Botschafter“ (ambassadeurs) rekrutiert, bekannte Persönlichkeiten aus dem öffentlichen Leben, Anhänger des „JO“, die sich, alle auf ihre eigene Art und Weise, für das Einwohnerwahlrecht stark machen. Eine Vielzahl an Persönlichkeiten aus dem Kulturbereich hat sich, auf Initiative der Plattform, zustimmend geäußert und kurze Video-Interviews wurden zwecks einer Verbreitung im Web realisiert.

Die öffentliche Kampagne wird bis zum Tag vor dem Referendum fortgesetzt.

Die sozialen Medien spielen – nach Ansicht der Meinungsforschung – eine geringere Rolle bei der Meinungsbildung als häufig angenommen. Weniger als 20 % aller Leute sehen sie als eine Informationsquelle an. Dies verhindert jedoch nicht, dass diese Netzwerke der Ort sind, an dem Meinungen mit unverhohlener verbaler Gewalt zum Ausdruck kommen und wo rationale Argumente zu oft Schmähung und Beschimpfung weichen. Auf ihrer eigenen Facebook-Seite, „JO-Awunnerwahlrecht“, versucht die Plattform, zusammen mit Gleichgesinnten, Stimme von Vernunft und Mäßigung zu sein und rationale Argumente und Gegenargumente vorzubringen.
Mit dem Herzen abzustimmen, darf kein Hindernis auf dem Weg der Vernunft sein.

 

Das Einwohnerwahlrecht ist für viele Menschen mindestens so sehr eine Herzens- wie eine Vernunftsangelegenheit. Zwar bringen die Anhänger des „NEE“ eher emotionale und spekulative Aspekte vor, sie haben aber selten rationale Argumente noch beziehen sie Position bezüglich der Zusammensetzung des luxemburgischen Wahlvolks. Sie vemeiden sorgfältig jegliche Debatte über das Zahlenverhältnis zwischen Luxemburgern und Nicht-Luxemburgern, über die fehlende Representivität des Wahlvolks, das derzeit das Parlament wählt. Dessen Wahl spiegelt nicht die tatsächliche soziale, wirtschaftliche und kulturelle Diversität unserer Gesellschaft wieder. Anstatt diese zentrale Frage einer möglichst großen Beteiligung der Bevölkerung am demokratischen Wahlrecht aufzugreifen, lenken sie die Debatte auf ein hypothetisches Risiko des Verschwindens der luxemburgischen Identität und Sprache sowie auf den Zugang zur Nationalität.

 

Wir, Befürworter des „JO“, Staatsbürger oder Politiker, müssen Ängste und Befürchtungen ernst nehmen – sofern ihnen eine Berechtigung zugrunde liegt. Manipulations- und populistische Instrumentalisierungsversuche sind leider häufig. Es besteht also in der Tat das Risiko, dass der so oft beschworene gesellschaftliche Graben tiefer wird. Die Verantwortung hierfür kann man allerdings wohl kaum den Befürwortern einer solidarischen und inklusiven Gesellschaft, wie es die Mitglieder der Plattform sind, zuschreiben.


Abwartende Haltung und Mangel an Sichtbarkeit der Politik

Auch wenn die öffentlichen Versammlungen für die Anwesenden sinnvoll waren, manche gar fesselnd, waren sie, unabhängig von ihrer Form und Art, selten Publikumserfolge. Ein Tatsache, die wir bedauern und für die eine Ursache sicherlich die abwartende Haltung und der Mangel an Einbringung seitens der politischen Parteien im Laufe der letzten drei Monate ist, eine Haltung, die für die breite Öffentlichkeit schwer verständlich ist. Wir hoffen, dass die politische Diskussion auf der Zielgerade ergiebiger sein wird.

 

Die Plattform ist der Meinung, dass unabhängig vom Resultat des 7. Juni, es nicht das Ende der Debatte über eine tatsächliche politische Beteiligung der Nicht-Luxemburger sein wird. Eine „Nee“ bedeutet nicht die Lösung des Problems. Unsere Verfassung braucht in jedem Falle ein „Update“ und leidet an ihrer Ferne zu unserer Realität. Sie anzupassen und in ihr das Prinzip der Trennung von Nationalität und Wahlrecht zu verankern, ist für unser Land eine gerechte und unerlässliche Maßnahme, um ein unhaltbares demokratisches Defizit abzuschaffen, welches in einer Demokratie nicht fortbestehen kann, umso weniger als die Debatte um das Wahlrecht in den europäischen Instanzen fortgeführt werden wird.

 

www.minté.lu     

Facebook :  Jo Awunnerwahlrecht / Twitter : JoAwunnerwahlrecht
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Communiqué de presse - 16.04.2015

Mise au point de la Plate-forme Migrations & Intégration (16 avril 2015)

 

Depuis quelques jours les adversaires du Awunnerwahlrecht s'interrogent sur la composition de la Plate-forme Migrations & Intégration, sur le positionnement de ses membres et sur son financement. Raison pour laquelle nous, Plate-forme Migrations & Intégration, entendons clarifier certains aspects. 

 

La Plate-forme Migrations & Intégration fut créée en 2007 au moment des discussions autour des nouvelles lois d'immigration, d'intégration et de la nationalité. Elle est un lieu d'échange, de réflexion et d'approfondissement des défis posés par l'immigration et l'intégration. Depuis sa création, la plate-forme s'est prononcée sur de nombreux sujets en rapport avec ces thématiques. 

 

Elle a suspendu ses activités en 2013 en faveur de l'alliance de la société civile www.alliance2013.lu à l'occasion de l'Année Européenne de la Citoyenneté. 

 

En 2014, plusieurs associations se sont mises d'accord pour relancer les activités de la Plate-forme Migrations & Intégration en vue notamment du référendum qui s'annonçait concernant le droit de vote des étrangers au Luxembourg et de la réforme de la loi de la nationalité. 

 

La Plate-forme ne regroupe que des associations constituées en droit luxembourgeois actives depuis longtemps dans l'espace public luxembourgeois. Certaines de ses associations ont des racines « étrangères », d'autres font partie du tissu associatif luxembourgeois. Elle regroupe en outre des syndicats importants au Luxembourg. Ceci est bien le reflet de la composition multiculturelle de la société luxembourgeoise. 

 

La Plate-forme regroupe plusieurs organisations membres participant aux échanges sur les questions d'intégration et d'immigration mais qui ne se sont pas toutes prononcées, pour diverses raisons, pour le « Oui » ou le « Non » à la question 2 du référendum du 7 juin 2015. C'est le cas de l'UGDA mais aussi de Caritas ou de la CGJL. 

 

Tout en participant aux discussions au sein de la plate-forme, ces organisations ne veulent pas prendre position sur la question référendaire. Comme elles sont membres de Minté, leurs logos s'affichent sur le site internet www.minte.lu.

 

La Plate-forme a également  lancé un appel à de nombreuses organisations de la société civile en leur demandant de soutenir le principe de la participation des citoyens résidents non-Luxembourgeois aux élections législatives. Jusqu'à ce jour plus de deux dizaines d'organisations ont donné leur accord - liste en annexe. D'autres ont répondu ne pas vouloir figurer sur cette liste tout en soutenant le principe.

 

La plate-forme est un lieu de débat et d'échange ouvert qui regroupe donc des membres qui ne se sont pas tous prononcés pour le droit de vote de tous les résidents. Aucun logo n'a été mis sur le site minte.lu sans accord préalable.

 

Concernant la question du financement, il s'agit clairement d'une question destinée à semer le trouble et le doute. La réponse ne peut être plus claire : la Plate-forme finance ses activités avec l'apport des organisations membres et de dons, sans le moindre denier public et s'appuie sur de nombreux bénévoles de la plateforme.

 

Nous regrettons que des organisations - comme l'UGDA - qui s'engagent sincèrement pour l'intégration des non-Luxembourgeois dans leurs structures, soient épinglées ainsi par des polémiques politiciennes. Dans ce sens nous regrettons, mais  respectons que l'UGDA ait demandé à ce que son logo soit enlevé du site minte.lu. 

 

C'est le vivre ensemble d'une population comptant 46% de non luxembourgeois qui nous tient tous à cœur. Participer au débat au sein d'une plateforme et offrir des moments de discussion au niveau local est un moyen pour réfléchir et débattre de cette question. La plate-forme a dans son matériel de discussion toujours avancé de  vrais arguments sans agiter des peurs et est ouverte aux débats fondés avec les partisans du « Non ».  Dans ce sens elle a invité les communes et réseaux de communes à inviter ces derniers aux réunions d'information locales au même titre que la plate-forme. 

 

Plate-forme Migrations & Intégration

 

Conférence de presse du 31 mars 2015

PLATEFORME MIGRATIONS & INTEGRATION
COMMUNIQUE DE PRESSE

La société civile se mobilise en faveur du « JO» au droit de vote de tous les résidents : La Plate-forme Migrations & Intégration fait le point

 

Une dizaine de semaines avant l'échéance du 7 juin, la Plate-forme Migrations & Intégration - plate-forme citoyenne qui regroupe une vingtaine d'organisations de la société civile - a fait l'état des lieux de ses actions en faveur du OUI. Elle a présenté la deuxième phase de sa campagne. Elle a également fait part de son avis concernant la qualité de ce débat au sein de la société luxembourgeoise.
Après s'être dotée d'une charte commune à laquelle ses membres ont souscrit, la plateforme a entamé le dialogue avec les acteurs politiques, sociaux et professionnels : fractions parlementaires, le parlement lui-même, les syndicats, l'archevêché, les chambres professionnelles, regroupements économiques et patronaux. Elle a pu mener des entretiens francs,  ouverts et instructifs avec tous les participants. Elle a pu se rendre compte que l'ouverture du droit de vote aux résidents non-luxembourgeois rencontre majoritairement un écho favorable. Elle a en outre envoyé à de nombreuses associations et organisations de la société civile son argumentaire comme contribution structurée au débat en vue du référendum du 7 juin sur la question.


Pour la Plate-forme Migrations & Intégration, l'objectif central à atteindre est le rééquilibrage de la participation démocratique. En effet, la base démocratique participant aux élections législatives luxembourgeoises doit représenter toute la société dans sa diversité et non - comme actuellement - une frange spécifique non représentative. Vouloir atteindre cet élargissement démocratique par la seule voie de la naturalisation ne prend pas en compte les réalités de notre société de plus en plus globale et mobile, avec au Luxembourg une présence importante de citoyens européens peu intéressés à acquérir une autre nationalité européenne. Prôner comme seule solution la naturalisation ne résoudra pas à court voire à moyen terme la problématique du déficit démocratique. Pour maintenir le rapport actuel entre les luxembourgeois et non-luxembourgeois résidents, il faudrait au moins 10 000 naturalisations par année (actuellement nous en enregistrons 5 000 dont la moitié sont des recouvrements).


La plateforme constate qu'avec ce référendum, le Luxembourg institutionnel avance sur un terrain où, manifestement, les repères sont rares. La plateforme étant elle-même l'instigatrice de cette démarche novatrice pour le fonctionnement de la démocratie au Luxembourg, elle constate que les lignes de partages ne procèdent pas, contrairement à ce qui est le cas avec d'autres enjeux politiques, d'un schéma classique gauche-droite. Le conservatisme n'est pas toujours observé où on le soupçonne, ce qui, à l'inverse, vaut également pour les attitudes progressistes. La participation politique des non-Luxembourgeois se joue sur un terrain où l'affect et les paramètres psychologiques sont bien présents.


Face au manque d'entrain et au manque de concept de campagne des partis politiques, surtout de la majorité, la plateforme a mis en place sa propre campagne d'information misant sur le débat direct avec les électeurs du 7 juin autour d'arguments et de données statistiques.

 

Le logo (Voting Luxembourg) et le slogan (Zesumme liewen - zesumme wielen) choisis pour cette deuxième phase de campagne présentent une identité visuelle forte. Ils résument aussi de façon concise et facilement assimilable l'idée maîtresse de la démarche. Ces éléments seront la signature de la campagne qui sera prolongée par des actions grand public et dans les media sociaux, multiplicateurs incontournables que la plateforme compte utiliser pour fédérer la société autour du ‘OUI'. Un flyer trilingue reprenant des questions réponses simples sur le droit de vote ainsi qu'une brochure d'information complète ont éte tirés à  5 000 et 3 500 exemplaires respectivement.
A l'initiative conjointe de la Plate-forme Migrations & Intégration, des commissions  communales consultatives d'intégration, des conseils échevinaux et d'un certain nombre de groupements de communes, ont éte organisés une douzaine de réunions d'information sur la question « Le droit de vote des non-Luxembourgeois résidents - Pourquoi ? » qui auront lieu aux quatre coins du pays. Ceci représente un effort important des membres de la plate-forme pour aller au plus près des électeurs et de leurs préoccupations.


Le lancement d'une page facebook et d'un compte twitter «  Jo Awunnernalrecht » constitue deux autres outils importants de cette campagne. S'ajoutent de nombreuses contributions écrites sur le sujet que les bénévoles de la plate-forme rédigent pour alimenter un débat contradictoire sur les vraies questions de la discussion.


Une troisième et dernière phase de la campagne débutera en mai. Elle sera encore plus axée grand public et fera appel entre autres à des « ambassadeurs », c.a.d. des personnalités luxembourgeoises, des « têtes connues » qui prendront fait et cause pour le droit de vote des résidents.


La campagne ne bénéficiant d'aucune subvention publique, une partie du temps investi par les membres de la plate-forme - tous bénévoles - est consacrée à des activités de fundraising. La plateforme reste tributaire de tout soutien et fait un appel à dons pour lui permettre de mener celle-ci dans des conditions correctes. L'ampleur de la campagne sera donc forcément en fonction de l'aide que les acteurs économiques voudront bien lui apporter, que ce soit en fonds ou en nature.


Lors des émissions et débats dans les médias, la plateforme entend être une voix en faveur du « JO » sur la base d'arguments et de discussions autant objectifs qu'émotionnels.


Nous vivons ensemble, débattons ensemble, pour pouvoir voter ensemble!

 

www.minté.lu     

Facebook :  Jo Awunnerwahlrecht / Twitter : JoAwunnerwahlrecht
10-12, rue Auguste Laval  L-1922 Luxembourg
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Ambassadeurs pour la campagne sur le droit de vote à tous les résidents

  • Ainhoa ACHUTEGUI
  • Alinne SCHILTZ
  • Anise KOLTZ
  • Carlo SCHNEIDER
  • Christiane WICKLER
  • Danielle IGNITI
  • Frank FEITLER
  • Germain WAGNER
  • Gilbert PREGNO
  • Henri LOSCH
  • Jean-Claude REDING
  • Jean Claude THÜMMEL
  • Jean PORTANTE
  • Jo KOX
  • Laurent SCHONCKER
  • Marc WAGENER
  • Marianne RODESCH - HENGESCH
  • Michel PAULY
  • Nicolas STEIL
  • Paul THILTGES
  • Patrick DURY
  • Pierre DILLENBURG
  • Roland GELHAUSEN
  • Serge TONNAR

Organisations soutenant le principe du droit de vote national à tous les résidents

  • ADFE - Association Démocratique des Français à l'Etranger
  • ALOS-LDH - Ligue des Droits de l'Homme
  • Amitié Am Sand – Amizero
  • APL - Association Amitié Portugal-Luxembourg
  • ASTI - Association de Soutien aux Travailleurs Immigrés
  • ASTM - Action Solidarité Tiers Monde
  • CCPL - Confédération de la Communauté Portugaise au Luxembourg
  • CEFIS - Centre d'Etude et de Formation Interculturelles et Sociales
  • Chambre de Commerce
  • CID - Fraen an Gender – Centre d’information et de documentation
  • Deutscher Verein
  • EPSU - European Public Service Union ASBL
  • ESF - Européens Sans Frontières
  • FAEL - Fédération des Associations d'Espagnols du Luxembourg
  • Femmes en détresse A.S.B.L.
  • 4motion asbl
  • FNCTTFEL - Landesverband
  • InfoMann
  • Kulturfabrik A.S.B.L.
  • La Compagnie du Grand Boube
  • LCGB - Lëtzebuerger Chrëschtleche Gewerkschaftsbond
  • Luxembourg Cricket Federation
  • Maison des Associations
  • MASKéNADA A.S.B.L.
  • OGBL - Onofhängege  Gewerkschaftsbond Lëtzebuerg
  • PADEM A.S.B.L.-Programmes d’Aide et de Déveleoppement destines aux Enfants du Monde
  • SYPROLUX - Syndicat professionnel des cheminots luxembourgeois
  • UNEL - Union Nationale des Étudiant(e)s du Luxembourg

 

 

Plate-forme Migrations et Intégration

Une dizaine d'acteurs du secteur socioculturel luxembourgeois se sont regroupés afin de créer la « Plate-forme Migrations et Intégration », parmi eux la Maison des Associations et ses fédérations membres. Il s'agit d'un lieu d'échange, de réflexion et d'approfondissement des défis posés par l'immigration / l'intégration qui rassemble les réflexions menées par les différents membres de ce groupe de travail.

 

Un des premiers dossiers auquel la plate-forme se consacre est la participation politique des citoyens non-Luxembourgeois au Grand-Duché et, plus spécifiquement, aux élections législatives. La plate-forme salue l'initiative du gouvernement de lancer un débat constructif sur la question, dans le cadre de la réforme de la constitution. Les membres de la plate-forme ont défendu le droit de vote de résidence - par opposition au droit de vote lié à la nationalité - lors des précédentes campagnes autour des élections municipales et européennes.

 

Dans le contexte actuel et en vue du référendum du 7 juin 2015, la « Plate-forme Migrations & Intégration » milite pour le principe de l'ouverture du droit de vote à toute la population résidente et lancera une campagne d'information avec la publication d'un argumentaire traduit dans plusieurs langues.

 

Avec ce plaidoyer, la « Plate-forme Migrations & Intégration » souhaite contribuer au débat qui précédera la consultation populaire, l'objectif étant d'obtenir un large consensus au sein de la société civile autour de l'élargissement démocratique.

 

 

Vous avez des questions sur la plate-forme ?

Voulez-vous soutenir ou rejoindre la campagne de la plate-forme ?

 

Contactez-nous directement par mail : ou

Conférence de presse Plateforme MINTE

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Droit de vote pour tous les résidents : débattons ensemble !

 
La plateforme Migrations & Intégration MINTE est un regroupement d’associations de la société civile luxembourgeoise, qui est lieu d’échange, de réflexion et d’approfondissement des défis posés par l’immigration et l’intégration.
 
Un des premiers dossiers auxquels la plateforme se consacre, est la participation politique des citoyens non-Luxembourgeois résidant au Luxembourg et, plus spécifiquement, aux élections législatives.
 
En vue du référendum qui aura lieu le 7 juin 2015, la plateforme a établi un argumentaire en faveur du droit de vote législatif pour tous les résidents. Cet argumentaire se base sur le principe de la citoyenneté de résidence et entend contribuer au débat qui devra précéder la consultation populaire.
 
La situation est très particulière dans notre pays où les non-Luxembourgeois représentent près de 44% de la population résidente. Ces citoyens ne peuvent pas actuellement participer aux élections législatives, ni activement, ni passivement.
 
La plateforme appelle à faire un choix tourné vers l’avenir en élargissant le droit de vote afin de :
 
- satisfaire à une exigence démocratique;
- reconnaître la particularité démographique unique du Luxembourg en Europe;
- favoriser l’intégration et lutter contre toute forme de communautarisme;
- rendre la société plus dynamique;
- positionner le Luxembourg comme précurseur en Europe sur la citoyenneté de résidence, et, finalement, reconnaître que le citoyen non-Luxembourgeois est un citoyen à part entière inclus de fait dans le projet de société.
 
L'objectif de la campagne est d'obtenir dans la société luxembourgeoise un large soutien autour du principe d'ouverture du droit de vote aux non-Luxembourgeois.
 
La plateforme se veut fédératrice des acteurs de la société qui sont en faveur de cette ouverture démocratique, et ce bien au-delà des représentations politiques traditionnelles.
 
La brochure que nous publions est une aide et un outil d’argumentation pour structurer les discussions autour du droit de vote. Sa publication précède une campagne qui sera composée de réunions d’information et de sensibilisation, de tables rondes et d’actions médiatiques.
 
La plateforme fait appel à toutes les bonnes volontés, aux organismes, institutions, entreprises, associations et personnes individuelles qui souhaiteraient soutenir cette campagne et lui apporter son appui moral, financier ou logistique. Les membres des associations composant la plateforme se portent en outre volontaires pour participer comme interlocuteurs à tous types de débat, discussion, table ronde, etc. organisés autour de ce sujet.
La plateforme appelle aux partis politiques et la Chambre des Députés à organiser un large débat de société sur la question du droit de vote. Il est urgent de débattre… alors débattons ensemble !

Documents de la plateforme

Téléchargez les documents de la plateforme "Migrations et intégration"

  • la brochure "Oui" au droit de vote.  Pourquoi?  - "Jo" zum Wahlrecht. Firwat?
  • un argumentaire pour le principe du droit de vote législatif à tous les résidents détaillé (en allemand, luxembourgeois et français)
  • un résumé de l'argumentaire (en luxembourgeois et français, existant aussi en langue allemande, anglaise et italienne)

Téléchargements

Calendrier des réunions publiques

DATE LIEU
Mardi 31/03/2015 à 19h30 Sandweiler (centre culturel )
Mardi 21/04/2015 à 18h30 Esch-sur-Alzette (KulturFabrik)
Jeudi 23/04/2015 à 19h30 Colmar Berg (Centre Culturel)
Mardi 28/04/2015 à 19h30 Roodt-sur-Syre (salle « SYRKUS »)
Mercredi 29/04/2015 à 19h30 Strassen (Centre Barblé)
Jeudi 30/04/2015 à 12h15 Luxembourg (bibliothèque CID-Femmes)
Jeudi 30/04/2015 à 19h00 Luxembourg (Cercle Cité)
Mercredi 06/05/2015 à 19h30 Echternach (salle des fêtes des écoles primaires)
Lundi 11/05/2015 à 19h30 Redange (Lycée)
Mardi 12/05/2015 à 12h00 Université de LuxembourgnCampus Limpertsbiergn(salle 103)
Vendredi 15 mai à 19h00 Bettembourg (Maison des jeunes et de la Culture)
Mardi 19/05/2015 à 19h30 Troisvierges (Ciné Orion)