Volontaires nationaux et européens

Depuis bientôt dix ans, la Maison des Associations asbl accueille des volontaires chaque année.

 

 

 

 

 

 

La fin du volontariat

Cela fait presque dix mois que je suis arrivée ici au Luxembourg et maintenant il ne me reste que deux mois avant de terminer mon Service Volontaire Européen - ou le volontariat dans le cadre du Corps Européen de Solidarité comme il a été renommé pendant mon temps ici...

 

 

Travailler à la Maison des Associations (MA) pendant ces quelques mois a été une expérience tellement fantastique pour moi ! Je pense que le mot qui résume assez bien cette année pour moi est « le changement ».

 

C'est vrai que ce n'était pas toujours une expérience facile ou plaisante, mais à la fin cela m'a beaucoup appris et j'ai découvert beaucoup de choses sur moi-même mais aussi sur les autres gens. Donc sans doute que cela aura été une période très importante dans ma vie !

 

La MA est une très belle initiative et j'espère que cela pourra continuer pendant encore longtemps !

C'était tellement intéressant - même si c'était souvent fatiguant - de me déplacer autant pour le travail et de découvrir des petits coins du Luxembourg que parfois, même les gens qui sont nés ici n'ont pas encore visité ou dont ils ne se doutent même pas qu'ils existent...

 

Cette année m'a aussi fait comprendre que cela me rend heureuse et contente de travailler pour une organisation dont les valeurs correspondent aux miennes.

Je souhaite tout le meilleur à l'équipe de la MA malgré le fait qu'à partir de septembre, l'équipe se réduira probablement à deux personnes pour quelques mois... Je ne vais jamais oublier les gens que j'ai rencontrés grâce à la MA ! :)

 

Il me reste deux mois de mon Service volontaire pendant lesquels je vais finir quelques petits projets, mais j'ai aussi une petite liste de quelques endroits du Luxembourg que je n'ai pas encore réussi à visiter comme Schengen ou l'exposition The Family of Man à Clervaux... Donc j'ai encore assez de choses pour m'occuper pendant les deux prochains mois !

 

Je serai triste de quitter la MA, mais en même temps j'ai hâte des nouvelles choses à venir pour moi et il sera temps de laisser un/e nouvel/le volontaire de vivre cette expérience merveilleuse !

 

A bientôt,
Paula

 

 

L'Union européenne et moi

Rebonjour à tous !

 

Cela fait plus d’un mois que je suis volontaire à la Maison des Associations et je suis vraiment étonné par tous les projets que non seulement l’association, mais aussi d’autres organisations offrent au Luxembourg. Ces derniers temps ici, j’ai beaucoup réfléchi à nos pouvoirs d’aider et de faciliter les vies de nos semblables.

Récemment dans notre monde global, les familles transnationales et l’immigration sont au cœur des discussions politiques. Comme je suis né à Londres de parents chinois et que j’ai grandi au Luxembourg, il n’est pas seulement important pour moi, mais essentiel de comprendre et de participer à la vie politique en Europe. À la suite des élections européennes pour élire des candidats nationaux afin de représenter presque 500 millions de citoyens dans les 28 États membres, je me suis demandé comment une institution multinationale peut affecter et améliorer nos vies quotidiennes. Dans le sillage du « Brexit » et alors que les nationalismes sont de plus en plus représentés dans le monde, le taux de participation aux élections du Parlement européen a diminué de 57% en 1994 jusqu’à 43% en 2014. Il est donc plus que jamais important de s’informer sur cet acteur politique transnational, sur ses pouvoirs et sur le rôle de l’UE notamment par rapport au Parlement européen.

 

Comment le Parlement européen peut-il représenter mes intérêts en tant que jeune Européen ? Il est par exemple clair que la technologie et la vie en ligne sont si intégrées dans nos vies quotidiennes que les lois qui les gouvernent doivent faire l’objet d’un examen approfondi. Un exemple se trouve d’ailleurs dans le rejet du traité ACTA (Accord Commercial et Traité anti-contrefaçon) de 2012. Cet accord visait à permettre et à appliquer les droits de propriété intellectuelle au niveau international. Cependant, les organisations non gouvernementales et civiques défendaient l’argumentation que l’ACTA risquait de révéler des informations privées surtout en ligne et d’enfreindre plusieurs droits fondamentaux comme la liberté d’expression. Pourtant, une vague de manifestations en Europe a forcé le Parlement européen à réexaminer attentivement l’accord afin de rejeter le traité.

 

De toute évidence, le Parlement européen ne fonctionne pas de manière indépendante mais grâce à la responsabilité de représentation de ses citoyens, il est constamment en train de réagir et d’interagir avec le grand public. D’ailleurs, les récentes manifestations et l’importance croissante des partis verts en Europe ont démontré que les jeunes s’engagent de plus en plus dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

J’ai eu la chance de participer à la plus récente marche pour le climat (le 24 mai 2019) qui était organisée par « Youth for Climate » au Luxembourg. La journée était chaude mais il y avait néanmoins une centaine de gens présents. L’atmosphère de la manifestation était conviviale mais surtout sérieuse. Nous avons marché de la Place d’Europe à l’Avenue J. F. Kennedy pour y tenir une protestation pacifique en bloquant cette rue. C’était positif de voir que les jeunes sont venus nombreux et qu’ils s’engagent de plus en plus dans la vie citoyenne, notamment sous la pression urgente du réchauffement climatique. Et je suis fier de faire partie de la jeunesse luxembourgeoise qui a fait preuve de dévouement à l’égard de notre planète.

 

À la suite de la protestation, je me suis demandé s’il y avait des organisations au Luxembourg qui s’intéressaient au développement de la participation politique chez les jeunes. J’ai ainsi eu l’occasion de réaliser un entretien avec Mike de Waha qui travaille à la CGJL (Conférence Générale de la Jeunesse du Luxembourg). La CGJL participe, comme beaucoup d’autres associations au Luxembourg et dans d’autres pays de l’UE, au Dialogue structuré qui est un des plus grands projets de promotion de la vie politique chez les jeunes. Lancé en 2009, il s’agit de mettre en lien régulièrement les jeunes avec les décideurs politiques pour créer, comme son nom l’indique, un dialogue entre les deux acteurs afin de transposer les sujets et les thèmes que les jeunes jugent importants au sein de la politique de jeunesse de l’UE.

 

Les publics cibles ne sont pas seulement les jeunes dans les institutions d’éducations formelles et non-formelles, mais aussi des jeunes moins sensibilisés et des professionnels du secteur de la jeunesse. En période de consultation, une implémentation concrète des politiques inclusives concernant les thèmes traités est formulée. L’objectif final est que les résultats de ce programme puissent être transmis au niveau européen.

 

Un des résultats du Dialogue 2017 - 2018 sont les « Youth Goals ». En 2019, le but primordial, avec le nouveau processus, est la mise en œuvre des objectifs suivants :

 

1.       Connecter l'UE avec la jeunesse

2.       Égalité de tous les genres

3.       Sociétés inclusives

4.       Information et dialogue constructif

5.       Santé mentale et bien-être

6.       Soutenir les jeunesses rurales

7.       Qualité de l'emploi pour tous

8.       Apprentissages de qualité

9.       Espaces et participation pour tous

10.   Une Europe verte et durable

11.   Organisations de jeunesse et programmes européens

 

Qu’il s’agisse de manifester publiquement seul ou au sein d’associations, de s’impliquer dans une organisation plus politique ou de faire du volontariat, ces quelques exemples illustrent assez bien le fait que les jeunes citoyens peuvent pleinement s’investir pour l’avenir de l’Europe.

 

C’est avec fierté et humilité que je peux m’associer à mes collègues, à mes semblables et à mon pays qui m’offrent la possibilité d’une amélioration personnelle mais aussi la chance de participer à la vie politique européenne et globale. Surtout, en ces temps incertains pour notre monde, j’espère que nous faisons tous de notre mieux pour rendre nos vies collectives meilleures.

 

Je vous souhaite à tous un bel été !

 

Daniel

 

 

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Daniel, nouveau volontaire national (2019)

Bonjour à tous !

 

D'abord je veux remercier la Maison des Associations (MA) de m'accueillir pour être dans une équipe si sympathique et si dévouée à sa mission. J'ai eu l'opportunité de faire la connaissance des membres de l'équipe comme Debora - qui a malheureusement terminé mi-mai et de Paula, la volontaire européenne qui reste heureusement encore ici avec nous pour que je puisse la gêner avec mes questions : )

 

Je m'appelle Daniel, j'ai 24 ans et je participe au programme du Service Volontaire National (SVN) au Luxembourg. Je suis né à Londres de parents chinois avant d'emménager ici. J'ai aussi étudié la sociologie et la criminologie, comme Paula et je m'intéresse à la vie civique, politique et sociale. J'habite actuellement dans le Sud de Luxembourg, près d'Esch-sur-Alzette. Je suis convaincu que les expériences de bénévolat que je ferai dans ce cadre ne serviront pas seulement pour mes carrières académiques et professionnelles, mais aussi pour mon enrichissement personnel.

 

Je suis d'avis que tout le monde a la possibilité et la responsabilité d'aider nos sociétés à devenir de plus en plus tolérantes pour tous. L'échange culturel, le service public, de la collectivité et le bien commun sont les pierres angulaires de la devise de ma vie et elles se retrouvent dans les missions de la Maison des Associations.

 

Je suis fier et résolu à travailler avec mon équipe pour réaliser des projets interculturels et intergénérationnels.


A très bientôt !
Daniel

 

 

Le Corps Européen de Solidarité (CES/SVE)

Le Corps Européen de Solidarité vise à améliorer les compétences et l'employabilité des jeunes et à promouvoir la solidarité dans toute l’Europe. Le programme s'adresse à des jeunes qui souhaitent construire une société plus inclusive en venant en aide aux plus vulnérables et en relevant des défis sociétaux. Le programme concerne les jeunes de 18 à 30 ans qui désirent apporter leur contribution à une société plus ouverte à tous. Il participe au financement de projets individuels ou collectifs de volontariat, de stage ou d’emploi, au Luxembourg ou à l’étranger.

Le Corps Européen de Solidarité est intégré au volet jeunesse du programme Erasmus+ qui vise à améliorer les compétences et l'employabilité des jeunes, de favoriser le partage des pratiques et coopérations entre professionnels, ainsi qu'à soutenir les réformes du secteur jeunesse en Europe.  Il concerne les domaines de l’éducation non-formelle et de l’éducation informelle. Les actions proposées par le programme s’adressent principalement aux jeunes et aux organisations et acteurs qui œuvrent dans le domaine de la jeunesse. Le programme contribue au financement de projets de mobilité individuelle des jeunes et des personnes actives dans le domaine de la jeunesse, de projets de coopération pour l'innovation et l'échange de bonnes pratiques et également du soutien aux réformes des politiques de jeunesse.

 

Le Corps Européen de Solidarité a 3 volets :

  • Le volontariat
  • Les emplois et stages
  • Les projets de solidarité

Le volontariat

Les activités du Corps Européen de Solidarité donnent aux jeunes de 18 à 30 ans l'occasion d’exprimer leur engagement personnel par un service volontaire non rémunéré et à temps plein dans un autre pays ou dans leur pays de résidence. Les jeunes volontaires ont ainsi la possibilité de participer au travail quotidien d’une organisation œuvrant, par exemple, dans le domaine de la protection de l’environnement ou de l’inclusion sociale, où ils pourront développer leurs compétences et s’engager dans l'intérêt de la communauté locale.

 

Au Luxembourg, le programme Erasmus+ est supervisé par Anefore asbl, en lien avec le Service National de la Jeunesse (SNJ).

 

La Maison des Associations asbl est à la fois organisation d'accueil (elle peut accueillir des volontaires européens) et organisation d'envoi (elle peut aussi permettre à des jeunes vivant au Luxembourg de partir effectuer un SVE en Europe).

 

La Maison des Associations asbl accueille des volontaires européens depuis 2010.

 

Liens utiles :

www.anefore.lu

volontaires.lu

 

 

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Visite au Parlement européen à Strasbourg

La semaine dernière, nous avons visité le Parlement européen à Strasbourg. Nous avons eu la chance de rencontrer tous les Eurodéputés luxembourgeois (Georges Bach, Mady Delvaux, Frank Engel, Charles Goerens, Christophe Hansen et Tilly Metz) et d'avoir des échanges avec eux pendant une heure mais nous avons aussi déjeuné tous ensemble.

 

Notre groupe était vraiment varié : parmi nous, il y avait des citoyens luxembourgeois, des citoyens européens et des citoyens non-européens, des jeunes et des personnes plus âgées, des personnes qui travaillent dans le secteur privé mais aussi le secteur public ou dans le secteur tertiaire. Et d'ailleurs cette grande diversité s'est retrouvée dans les questions qui ont été posées aux Députés.

 

Mais une question qui est très souvent revenue dans la bouche des participants était « Comment intéresser les personnes à l'UE et aux élections européennes ? ». Plusieurs personnes de notre groupe ont admis qu'ils considéraient que l'Union européenne était une « chose » lointaine et abstraite. Et cela peut paraître paradoxal alors que nous habitons tous au Luxembourg - un des pays fondateurs de l'Union européenne, un pays où l'on trouve plusieurs institutions européennes...

 

C'est certainement une problématique qui se pose dans tous les pays membres de l'UE et qui doit être adressée aux responsables politiques européens. Mais j'espère malgré tout que cette visite a permis à notre petit groupe pour se sentir plus proche à l'Union européenne. En plus, il y avait aussi avec nous d'autres volontaires européens et ils ont admis que c'était un objectif pour eux de visiter le Parlement européen (soit à Strasbourg, soit à Bruxelles) pendant leur Service Volontaire Européen parce que c'est une institution presque « mythique ».

 

Au cours de notre visite, nous avons aussi suivi une séance plénière dans l'hémicycle du Parlement et c'était incroyable de voir que tout est traduit dans les 24 langues officielles de l'UE ! Et quand l'Eurodéputé croate s'est adressée au Parlement en croate, c'était vraiment surprenant pour moi ! Après tout, c'est vrai que la Croatie n'est membre de l'Union européenne que depuis 2013 : j'avais 16 ans !

 

Cette visite m'a fait me rendre compte de notre pouvoir pour les prochaines élections européennes. Ça a en même temps un peu démystifié l'UE à mes yeux. Avec les Eurodéputés nous avons par exemple pu discuter du Brexit et du changement climatique ou encore de qui va présenter sa candidature pour les élections en mai...

 

Et puis nous sommes finalement partis très heureux de cette journée riche, avec nos sacs de goodies européens gentiment offerts par les Députés, tout en espérant que nous pourrons y revenir pour une cette fois discuter avec les nouveaux Eurodéputés élus !

 

J'espère que chaque personne qui peut voter aux prochaines élections y pensera et que grâce à cela, les nouveaux Eurodéputés luxembourgeois pourront refléter la diversité de la population du Grand-Duché !

 

Paula 

Déjà 2 mois au Luxembourg !

Rebonjour !

 

Je n'arrive pas à croire que ça fait déjà 2 mois que je suis arrivée au Luxembourg ! Le temps est passé trop vite, mais en même temps si lentement... beaucoup de choses se sont passées et c'est difficile de réfléchir aux 2 derniers mois sans oublier quelque chose !

 

Par exemple, j'ai déjà participé aux différents événements qu'on organise à la Maison des Associations : le Café des Langues, Kino mat Häerz, la Cuisine du Monde, la Soirée Millefeuilles... et j'attends déjà les prochains ! J'ai beaucoup appris en graphisme pour la réalisation des flyers, sur l'organisation des événements et je pratique mon français quotidiennement ; mais j'aimerais aussi  avoir l'opportunité de parler croate, russe ou estonien - peut-être que cela sera le cas pendant les prochains Café des Langues ;)

 

J'ai aussi passé un moment mémorable lors de l'On-Arrival Training organisé pour tous les volontaires qui sont ici au Luxembourg dans le cadre du Service Volontariat Européen (SVE). J'ai rencontré d'autres volontaires et on a déjà eu notre premier "Meeting point" au Luxembourg Science Center ! Je déteste la physique, mais c'était une bonne manière de pratiquer mon français dans le cadre des métiers de la science... On aura sûrement l'occasion de se retrouver avec d'autres "Meeting points".

 

Et puis, beaucoup de choses se sont passées en dehors du travail: j'ai déménagé dans une nouvelle maison et dans une nouvelle ville... ou village... Nos voisins ont des coqs et des poulets... ! Mais ça signifie aussi que je vais avoir de nouveaux colocataires et j'ai hâte de les rencontrer ! J'ai aussi déjà accueilli des amis de Royaume-Uni et d'Estonie chez moi, même-si je me sens toujours un peu comme une touriste au Luxembourg - pourquoi est-il si labyrinthique ???

 

Mais jusqu'ici, j'ai bien aimé mon temps au Luxembourg : découvrir la magie de la raclette, avoir des conversations en luxembourgeois-français-anglais et visiter tous les événements divers qui se passent ici : les plus mémorables étaient jusqu'ici le "Street food festival" à Rotondes avec des strudels hyper délicieux, la Nuit des Musées pendant laquelle je me suis essayée à la réalité virtuelle et la formation de "Rails Girls" ou j'ai appris à programmer ma première application mobile à partir de rien ! :D

 

Et maintenant avec Noël qui approche, je n'en peux plus d'attendre pour tous les marchés de Noël et pour le vin chaud et encore plus de raclette - c'est sans doute ma saison préférée.

 

A la prochaine fois (plus festive) !
Paula

 

 

Paula, nouvelle volontaire européenne (2018-2019)

Moien ! Bonjour ! Hallo !

Je m'appelle Paula et je suis la nouvelle volontaire de la Maison des Associations (MA) ! Heureusement, Debora est encore là, donc j'ai la chance d'être aussi accompagnée par la volontaire précédente par rapport aux anciennes volontaires de la MA ! Debora et le reste de l'équipe sont vraiment patientes et aimables et je suis heureuse d'avoir des collègues si bonnes pour l'année prochaine !

J'ai 22 ans et je suis Croate selon mon passeport, mais j'ai grandi en Estonie. Ces trois dernières années, j'ai habité et étudié en Angleterre, à York (York et Luxembourg sont un peu similaires : calmes, pittoresques et pleines d'histoire à chaque pas).

Je ne connaissais pas beaucoup de choses sur le Luxembourg avant de venir ici. Mais après un peu de temps, je comprends que le Luxembourg est plein de gens comme moi qui parlent 3, 4, 5 ou plus de langues et ont des origines diverses. C'est vraiment fascinant et le travail que fait la MA est très important parce qu'il souligne la diversité du Luxembourg et montre qu'on peut tous vivre en harmonie malgré nos différences.

A l'université, j'étudiais la sociologie et la criminologie et j'ai décidé de faire un Service Volontaire Européen (SVE) parce que je voulais faire quelque chose de différent et de pas vraiment traditionnel. De plus, cette année me permettra d'améliorer mon français et de développer mes compétences professionnelles de manière très pratique.

Je ne suis pas au Luxembourg depuis très longtemps et tout est encore nouveau pour moi, mais je le trouve déjà très charmant. C'est vraiment un pays sorti d'un conte de fées avec ses châteaux et ses forêts... J'espère en apprendre plus sur ce pays merveilleux et j'espère vous rencontrer lors des événements futurs de MA !

A bientôt !
Paula

 

 

Ce n’est pas un au revoir ;-)

 

-    Est-ce que tu aurais jamais imaginé faire ton SVE au Luxembourg ?

-    Aurais-tu jamais imaginé y rester une fois ton SVE terminé ? 

 

Dernièrement, je me suis souvent posée ces questions et à chaque fois, mes réponses étaient les mêmes :

 

-    Non, je n’aurais jamais pensé pouvoir faire mon service volontaire dans le seul Grand-Duché au monde. Puis, rester ici plus longtemps que l’année prévue ? Pas du tout !

 

Or, la vie est vraiment bizarre. Moi, amante de la mer, j’ai finalement choisi de rester dans un pays qui lui n’a que des lacs ! Et pourtant, c’est vrai. L’opportunité m’a été offerte de rester une année supplémentaire pour remplacer notre collègue partie en congé maternité. Toutefois, je dois avouer que j’ai encore du mal à sortir de l’état d’esprit de volontaire.

 

Presqu’une année est passée et je me rends compte que je ne suis plus la même jeune fille qui est arrivée en septembre dernier. Affirmer que cette expérience m’a beaucoup changée serait réducteur. Je pense avoir appris beaucoup plus ces derniers mois qu’au cours de toutes les années précédentes ! Tous les gens que j’ai connus, tous les lieux que j’ai visités, toutes les activités auxquelles j’ai participées, toutes les choses que j’ai découvertes sur moi-même Tout cela et bien plus, deviendront des souvenirs (chers à mon cœur), que je garderai pour le reste de ma vie.

 

Le Service Volontaire Européen s’est avéré l’une des meilleures décisions que j’ai jamais prise jusque-là. Pour cette raison, je tiens à remercier l’équipe de la Maison des Associations. Merci à Audrey, Sandrine et Vendula. Si je suis là, c’est surtout grâce à vous :)  

 

Pour la nouvelle volontaire, j’ai seulement un souhait : qu’elle puisse vivre une expérience aussi intense et enrichissante que celle qui aura été la mienne.

 

Bonne chance et à bientôt !

 

Debora

 

Avant tout êtres humains

J’ai passé mes vacances de Pâques avec les participants du Workcamp “Social gardening in Luxembourg City” organisé dans le cadre du projet Matenee Brécke bauen. C’était la première fois que je faisais une telle expérience !

 

Non seulement j’ai beaucoup aimé, mais je crois aussi qu’il faut absolument le faire au moins une fois dans sa vie !

 

C’est vrai, au début j’étais sceptique. Je me demandais si le fait que des gens qui ne se connaissent pas du tout et qui doivent vivre sous le même toit et travailler ensemble pendant 10 jours fonctionnerait. Trois jours ont été suffisants pour dissiper mes doutes et pour me donner une réponse positive ! Oui, ce genre d’expériences a du succès !

 

Une fois que l’on dépasse la timidité du premier jour, l’atmosphère devient plus détendue et plus amicale. En effet, j’étais surprise de la facilité avec laquelle on était capable de créer des liens les uns avec les autres.

 

Nous étions 12 au total : tous venants de différents pays – comme la Croatie, l’Italie, l’Irlande, le Portugal, la République Tchèque, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie – et tous d’âges différents. Toutefois, nous avions au moins un intérêt commun : (ré)apprendre ce que les médias, à mon avis, oublient très souvent de nous rappeler Les réfugiés ne sont pas des chiffres ou bien des gens définis par leur statut légal. Ils sont avant tout des êtres humains.

 

Alors, si nous n’acceptons pas d’être étiquetés par notre nationalité, pourquoi tendons-nous à les étiqueter ?

 

A partir du moment où l’on franchit les barrières artificielles créées par les États, alors les barrières que l’on érige entre les gens tombent. Et le résultat est franchement impressionnant ! Lorsque l’on commence à se rencontrer sans préjugés, à s’écouter et à partager son histoire de vie, c’est là que l’esprit communautaire” (solidaire) naît. Une communauté pareille à une mosaïque dont chaque pièce est unique simplement en vue de son unique identité.

 

En mettant l’accent sur un élément si insignifiant comme le statut légal d’une personne, nous ne nous apercevons pas d’un risque bien plus grand : celui de la déshumanisation. Or, il faut aller au-delà afin de découvrir de nouvelles histoires, des langues, des cultures, des traditions, des cuisines…

 

Chaque jour, chaque expérience que je vis, chaque personne que je rencontre grâce à mon SVE me confirment que ce que je ressentais depuis toujours : se connaître, se reconnaître en tant qu’humains, voilà les pierres angulaires pour construire une société non seulement inclusive mais aussi tolérante. 

 

 

Debora

 

 

Visite au Parlement Européen à Strasbourg

Le mardi 13 mars, j’ai participé avec d’autres volontaires européens et nationaux à la visite du Parlement Européen à Strasbourg, organisée par le Service National de la Jeunesse Luxembourgeois. C’était une occasion pour rencontrer la députée luxembourgeoise Viviane Reding qui a fait son entrée dans les institutions européennes il y a 30 ans.

 

Tout d’abord, elle nous a expliqué le système de fonctionnement du Parlement ainsi que le rôle qu’il joue dans la politique législative européenne. Ce qui m’a particulièrement impressionnée, c’est la remarquable importance des négociations au sein des décisions politiques. Elle a souvent insisté sur le fait que les décrets pour l’approbation ou le rejet d’une loi sont pris en dehors de l’hémicycle parlementaire. En réalité, le travail se fait derrière le rideau, entre les députés et les conseilleurs.

 

Normalement, le processus de proposition d’une loi se déroule de la manière suivante : le Conseil des Ministres européen propose son texte tandis que le Parlement présente sa proposition de loi. Après, les rounds de négociations conduisent à une unique proposition de loi issue de deux textes originaux modifiés. Une fois que les deux contreparties ont trouvé un accord qui leur convient, la proposition de loi est présentée à la plénière du Parlement et donc votée.

 

Ensuite, du niveau européen on descend au niveau national. Chaque loi européenne cause des répercussions tangibles : environ 70% des lois discutées et puis adoptées par les différents parlements nationaux sont des lois européennes. Par exemple, la récente loi abolissant le roaming. Cela est un exemple clair de loi européenne dont les effets sont ressentis par nous citoyens.

 

Après cette parenthèse plutôt technique et pourtant intéressante, Madame Reding a laissé la place aux questions. Avec les yeux pétillants de curiosité et les bras levés comme si nous étions retournés à l’école, nous ne nous sommes pas fait prier ! Certains voulaient savoir le nombre de députés luxembourgeois assis au Parlement : « Nous sommes 6 au total. Normalement, notre travail se déroule 3 semaines par mois à Bruxelles et une semaine par mois ici, à Strasbourg, où nous participons aux plénières et votons les lois. »

D’autres ont posé des questions plus spécifiques comme : « Quels sont les avantages et les inconvénients du traité commercial CETA entre l’Union européenne et le Canada ? » ou « Est-ce que le Royaume Uni continuera à participer au projet Erasmus ? »

Et finalement, la question que tout le monde voulait poser, seulement l’un de nous a eu le courage de le faire : « Comment voyez-vous l’Europe dans 10 ans ? »

« Personnellement, je vois une Europe plus renforcée, avec plus de politiques communes. Une Europe à une voie, plus cohérente et plus forte dont le pivot sera l’alliance franco-allemande. » Toutefois, elle a reconnu qu’il fallait avoir l’honnêteté intellectuelle d’admettre que la présence d’un si grand nombre de pays implique autant de visions hétérogènes. « Pour cette raison, on ne peut pas envisager d’être tous ensembles dans ces politiques communes. »

 

Le temps était trop limité pour satisfaire notre immense curiosité. Néanmoins, Madame Reding nous a incités à nous renseigner, à chercher les bonnes informations afin de formuler notre opinion ainsi que notre esprit critique autour des thèmes de la politique contemporaine.

 

Souvent, il nous semble que face à certaines décisions politiques nous ne pouvons rien faire, que nous n’avons pas assez voix pour changer les choses, que tout est décidé aux niveaux plus élevés de la politique par un groupe élitiste de personnes. Pourtant, nous oublions une pièce du puzzle. C’est nous, citoyens, qui choisissons ces gens-là.

 

En conséquence, nous avons le moyen le plus puissant, c’est-à-dire notre vote. L’année prochaine, de nouvelles élections européennes auront lieu. C’est absolument impératif que nous-aussi, en tant que jeunes citoyens, fassions entendre notre voix.

 

Debora

 

 

Festival des Migrations, des cultures et de la citoyenneté : un monde en miniature

 

Le premier weekend de mars s’est déroulé la 35ème édition du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté. Pendant deux jours plus de 40.000 personnes de tout âge et de toute nationalité ont déambulé à Lux Expo aménagé comme un monde en miniature.

Le programme a satisfait tous les intérêts en étant riche non seulement avec les performances de musique et de danse mais aussi avec les conférences et tables rondes. La conférence sur le thème du trafficking était assez forte en émotions, notamment avec le témoignage d’une victime de la traite. En prenant part à l’une de ces conférences, on pouvait de surcroît reconnaître un respect pour la multi-culturalité : là les intervenants pouvaient aisément s’exprimer dans leur langue maternelle qu’elle soit française, anglaise ou italienne.

En conclusion, en ces temps où le racisme et la xénophobie ont tendance à être ouvertement revendiqués par les mouvements d’extrême droite en Europe, le Festival représente une opportunité de célébrer la richesse et la diversité des cultures du Luxembourg. Couleurs, musiques, odeurs, performances et saveurs ont stimulé la curiosité et incité à la découverte.

 

Debora

 

 

Café des Langues au Foyer Mersch Creos

Le jeudi 11 janvier s’est déroulée la première édition de l’année du Café des Langues au Foyer d’accueil de Mersch. L’activité, organisé par la Croix-Rouge luxembourgeoise, a vu la participation de quelques résidents de la structure dont la plupart provenait de pays comme la Syrie, l’Irak ou la Lybie.

Même si les différences linguistiques étaient un vrai enjeu (en effet, la quasi-totalité des gens n’était pas anglophone), le Café des langues a permis aux participants et aux volontaires avant tout de se connaître mieux et de partager un petit morceau de leurs expériences.

A la fois émouvants et pleins d’espoir, les différents témoignages sont une preuve de la résilience de ces personnes et constituent une véritable source d’inspiration. En dépit des traumas subis, elles révèlent une ferme volonté à se refaire leur vie ici au Luxembourg.

  • « Combien de langues parle-t-on dans le pays ? »
  • « Laquelle conseilleriez-vous d’apprendre tout d’abord ? »
  • « Comment fait-on pour travailler ? »

Ce sont seulement quelques-unes des nombreuses questions issues de leur curiosité.

En plus, tous ont un pressant besoin de communiquer, d’être écoutés. Pour cette raison, il faut les écouter ! Au moins pour comprendre ce qui se passe vraiment dans leur pays, ce qu’ils ont vécu. On ne peut plus seulement compter sur les informations des medias, surtout s’il y a effectivement l’opportunité de rencontrer ces gens ; ceux qui viennent des pays qui dominent les titres de la presse presque tous les jours.

C’est aussi à travers ces rencontres que leur l’intégration commence.

 

Debora

 

 

Mes deux premiers mois à la Maison des Associations

Moien !

 

Deux mois sont déjà passés ! Le temps court trop vite ! En plus, mes journées sont tellement pleines que je n’ai pas eu encore le temps de métaboliser tout ce qui s’est passé : « Café des Ages », On-arrival training, « Cuisine du Monde », Staminet, « Soirée littéraire Millefeuilles »...

 

J’adore que les journées au bureau soient entrecoupées par les diverses événements, ce qui rend l’ambiance plus dynamique et pas du tout ennuyante (au contraire des transports publics !).

 

Bien que le choix soit difficile, j’avoue que la Cuisine du Monde est, à l’heure actuelle, mon événement préféré. « Mais bien sûr que tu l’aimes, tu es Italienne, finalement ! » pourriez-vous penser. Oui, je ne le nie pas. En outre, j’ai une mère qui comme toutes les mères italiennes est concernée par le nouveau régime alimentaire de sa fille : « est-ce que les magasins vendent les lentilles ? Et les produits italiens ? » « Oui, maman ! Je n’ai pas déménagé dans un pays du Tiers-monde ! » 

 

Mais je divague.

 

La « Cuisine du Monde » est, à mon avis, géniale car elle a une valeur ajoutée : c’est-à-dire elle prévoit que tous les participants donnent eux-mêmes un coup de main lors de la préparation des plats étrangers. De cette façon, la cuisine devient une langue universelle. Quelle que soit sa nationalité, chacun est bien plus bavard derrière un comptoir. Cette participation active suppose que les gens se parlent tout d’abord. Du moins pour définir les tâches de chacun. C’est déjà un premier pas pour briser la glace. Après, ils commencent à échanger des conseils et même à partager des histoires peut-être liées aux plats qu’ils sont en train de cuisiner. Lorsqu’on se réunit autour de la table, les gens sont beaucoup plus à l’aise les uns avec les autres. Pour cette raison, je considère la « Cuisine du Monde » comme un voyage. Un voyage culinaire vers trois directions. Celle des pays protagonistes de la soirée, avec leurs plats typiques, et celle plus personnelle des participants.

 

Est-ce que c’est mon italianité qui parle ? C’est vrai que, pour nous Italiens, nous asseoir autour d’une table et partager un repas est un culte. En tout cas, j’ai hâte de partir pour un nouveau voyage culinaire !

 

Debora

 

 

Debora, nouvelle volontaire européenne (2017-2018)

Bonjour à tout le monde!

 

Je m’appelle Debora et depuis septembre, j’ai commencé mon Service Volontaire Européen ici, à la Maison des Associations.  La dernière volontaire m’a passé le flambeau. Comme elle, je suis italienne. Néanmoins, à l’inverse de Sara, je viens du centre de l’Italie, d’une ville au bord de la mer Adriatique, très touristique et très jolie.

 

La mer me manquera pendant ces mois bien sûr (le quai était toujours mon lieu préféré!), je crois que j’apprécierai bien mon séjour ici au Luxembourg. Bien que ce soit ma première fois dans le pays, je l’adore déjà ! Le Grand-Duché a été une belle surprise : du vert partout, un peu de confusion, multi-culturalité, maints événements socio-culturels. Je suis vraiment très heureuse de vivre l’expérience SVE ici. J’ai hâte de découvrir ce petit, mais dynamique pays, sa culture, ses habitants.

 

J’ai choisi de consacrer une année au Service Volontaire Européen car j’avais très envie de faire une expérience interculturelle, de connaitre une autre manière de vivre et encore m’investir dans le social en donnant un coup de main sans, toutefois, renoncer à développer mes compétences professionnelles.

 

Enfin, je suis ravie d’avoir eu l’opportunité de rejoindre l’équipe de la Maison des Associations. J’espère notamment apprendre beaucoup de choses, faire un bon service, m’amuser, surtout grandir.

 

À bientôt ! :)

 

Debora 

 

 

Merci

On est à la fin d’août, et l’air est le même qu’il y a un an, en septembre, quand j’étais juste arrivée au Luxembourg et que j’allais commencer mon année de volontariat à la Maison des Associations.

 

Je suis triste et heureuse au même temps de quitter cette merveilleuse équipe : c’est jamais facile de quitter un endroit où tu te sens bien et à l’aise avec les collègues et avec ce que tu fais, mais cette année m’a donnée confiance en moi même et envie de découvrir et je suis prête à commencer une nouvelle expérience, en sachant que les filles de la MA seront toujours là non plus comme collègues mais en tant qu’amies.

 

Arrivée avec aucune idée à propos du Luxembourg, j’ai enfin décidé d’y rester pendant encore quelques mois après mon volontariat. J’ai hâte de participer à une soirée Millefeuilles ou à une Cuisine du Monde en tant que “spectatrice” !

 

Je souhaite bonne chance à la nouvelle volontaire, je suis sûre qu’elle va savoir profiter de cette expérience au Luxembourg et apporter des nouvelles idées à la Maison des Associations !

 

Sara 

 

 

Nouvelles

Salut tout le monde !

 

 

Il y a déjà quelques mois que je n\'ai pas écrit de post ici ! Beaucoup de choses se sont passées : au travail, la composition de notre équipe a changé un petit peu, un membre a quitté le bureau mais, même si elle va nous manquer, nous avons accueilli une nouvelle personne avec de nouvelles idées et beaucoup d\'énergie. Vous aurez sûrement le plaisir de la croiser à l\'une de nos activités ! Chez moi, quelques-uns de mes colocataires ont terminé leur SVE, mais par contre nous avons eu l\'arrivée de nouveaux, très „frais\" et motivés ! Et moi, j\'ai juste réalisé que j\'ai la moitié de mon SVE est déjà passée, qu\'il y a déjà les premières candidatures pour le SVE à la Maison des Associations pour l\'année prochaine et que je dois commencer à penser à quoi faire après. Une vraie renaissance de printemps !

 

En plus, cette semaine il y aura le deuxième chantier international depuis que je suis ici : j\'ai trop envie de connaître les participants et je suis curieuse de voir la différence avec celui auquel j\'ai participé en septembre, quand j\'étais ici depuis seulement quelques jours !

 

À cause de ce chantier international, je ne serai pas chez moi en Italie pour Pâques : c\'est la première fois que je suis loin de ma famille pendant une fête, mais comme je ne suis pas très « religieuse » ce n\'est pas un gros problème, en plus j\'aimerais en apprendre plus sur les traditions différentes de fêter (surtout au niveau culinaire :) ) .
En Italie on dit „Natale con i tuoi, Pasqua con chi vuoi\", Noël avec ta famille et Pâques avec ceux qui tu veux : en effet je crois que cette année c\'est important pour moi de rester ici, avec ces personnes qui sont devenues mes amis et ce qui est devenu ma vie quotidienne.

 

 

Très bonnes fêtes de Pâques à tout le monde : peu importe où, avec qui et comment que vous les fêtez !

 

 

Sara

 

 

 

Comprendre, accepter, aimer

Noël est au coin de la rue, mais j\'ai décidé d\'écrire quelque chose sur ce que j\'ai remarqué et appris pendant mes trois premiers mois ici, plutôt qu\'un texte sur Noël, puisque la fête n\'est pas si différente qu\'en Italie.

 

J\'ai participé à plusieurs événements qu\'on organise: les soirées littéraires Millefeuilles, les Cuisines du Monde, Kino mat Häerz, les Cafés des Âges, et j\'ai eu la possibilité de participer au nouveau projet Café des Langues.

 

Ce sont tous des événements pour favoriser la socialisation entre personnes des différentes cultures et des différents âges, et je pense que ça fonctionne bien : tout le monde aime faire connaissance pendant la préparation d\'un bon repas, devant un café ou après avoir vu un film, même les personnes plus timides.

 

Toutefois, il y a des choses que j\'ai observées.

 

La nourriture est toujours quelque chose qui nous lie? Tout le monde a besoin de manger pour vivre, et c\'est aussi un moment convivial, mais j\'ai vu que chacun a ses propres habitudes alimentaires, par choix ou pas, qui peuvent créer des divisions : quelqu\'un est végétarien ou vegan, quelqu\'un a des intolérances, quelqu\'un n\'arrive pas à supporter des saveurs ou la consistance des certains aliments, quelqu\'un a des problèmes de santé, a des tabous religieux ou simplement est au régime. Et pendant Cuisine du Monde, même si le vrai but de la soirée c\'est de rester ensemble, chaque cuisinier justement veut présenter la cuisine de son Pays au mieux, sans trop penser aux \"minorités alimentaires\". Quoi faire?

 

Une autre chose que j\'ai constatée, c\'est la grande question des langues : les luxembourgeois parlent luxembourgeois, allemand (parce que c\'est très proche) et français (la plupart), quelques uns anglais aussi; les immigrés allemands parlent allemand et un peu de luxembourgeois; les immigrés portugais et italiens parlent français; et les films sont d\'habitude en langue originale avec sous-titres en français et quelquefois allemand. Pendant Café des Âges et Café des Langues j\'ai entendu des portugais se plaindre des luxembourgeois qui se refusent de parler français, et qui donc créent une exclusion; mais aussi des luxembourgeois se plaindre des immigrés qui comprennent plus ou moins le luxembourgeois mais qui ne veulent pas le parler, et pour eux c\'est comme s\'ils ne veulent pas s\'intégrer. Pour Kino mat Häerz, je suis allée voir un film en allemand sans sous-titres, et mon niveau A1 d\'allemand n\'est pas du tout suffisant pour comprendre un film entier. Comment résoudre toutes ces questions?

 

J\'ai vu que quand les personnes veulent se parler et se connaître, et ont envie d\'apprendre, la langue et les différentes habitudes alimentaires ne sont pas des obstacles, mais plutôt des enrichissements.
Pendant les soirées Millefeuilles, chacun peut lire un texte dans sa langue maternelle; nous projetons une traduction en français aussi, mais beaucoup de personnes apprécient d\'écouter la musicalité des différentes langues, en devinant le sens des textes par rapport au thème de la soirée.
Aux tables des Café des Âges et Café des Langues, les personnes sont arrivées à s\'ouvrir et parler de leurs difficultés avec les langues, en ouvrant un espace d\'échange et discussion pacifique.
Après le Kino mat Häerz en allemand, je suis allée boire un café avec des personnes luxembourgeoises, qui m\'ont expliqué en français (lentement et avec beaucoup de patience, comme mon français n\'est pas encore très bon !) des détails du film, et on a eu l\'occasion de passer un bon après-midi à parler et à se connaître.
Pour Cuisine du Monde, les cuisiniers souvent mettent de côté leur \"orgueil patriotique\" afin de faire goûter leurs spécialités à tout le monde, et donnent des conseils et des alternatives aux plats. Et les personnes parlent de leurs habitudes, en éveillant quelquefois la curiosité.

 

Le moyen le plus puissant pour résoudre ces questions, c\'est donc selon moi de s\'ouvrir aux autres, d\'écouter et d\'échanger. Plus on connaît des façons de vivre différentes, plus on arrive à les comprendre, les accepter et les aimer.

 

Sara

 

 

 

Temps et espace

Ce sont à present presque deux mois que je suis au Luxembourg. J\'ai réalisé que le temps passe d\'une façon étrange, en fonction des événements, et aussi ma perception de l\'espace change toujours.


Le temps passe plus vite que quand j\'étais en Italie : là, j\'avais appris une routine, avec des personnes à voir et de choses à faire et j\'avais beaucoup de temps pour moi. Ici, tous les jours c\'est quelque chose de différent : nouvelles choses à faire, nouvelles personnes à connaître, nouvelles expériences à vivre. Cela me manque d\'avoir du temps à passer toute seule, j\'ai pris des livres à la bibliothèque et je n\'arrive pas à les terminer ! Mais quand je rentre chez moi et je me rétrouve dans la cuisine avec mes colocataires, je trouve que c\'est du temps précieux, et qu\'il faut voir les personnes comme des livres, dont on doit se prendre soin et en même temps dont on peut apprendre beaucoup et grandir à travers eux.


Grâce surtout à mes colocataires, il me semble d\'être ici depuis des âges : même s\'ils changent toujours, ils sont intéressants, ouverts et jolis, très différents les uns des autres, ils créent une atmosphère très agréable et j\'arrive bien à appeler la maison des volontaires à Beggen \"chez moi\". En plus, si je pense à ce que j\'ai fait au Luxembourg jusqu\'à ce moment, on ne dirait pas vraiment que ce sont seulement deux mois : les personnes que j\'ai connues, les choses que j\'ai apprises à la Maison des Associations, le workcamp Discoveranda, le On-arrival training à Marienthal, les premiers événements Cuisine du Monde et Millefeuilles, se perdre dans les bois de Müllerthal, le benevolat au festival Cinéast...


Mais si je pense à la potentialité, à tout ce que je peux encore essayer, à tout ce que je peux encore apprendre, il me semble d\'être arrivée seulement hier.
Pour ce qui concerne l\'espace, le Luxembourg n\'est pas beaucoup plus grand que ma vallée, et avant de venir ici j\'avais peur que la vie ici puisse être ennuyeuse, surtout parce qu\'à part la Ville de Luxembourg, il n\'y a pas de villes très connues dans le pays. Toutefois, justement parce que c\'est un pays presque inconnu à l\'étranger, la chose la plus excitante pour moi, c\'est de découvrir des endroits magnifiques de façon inattendue. La ville est très petite, c\'est vrai, mais l\'offre de choses à faire est infinie ! En plus, en une demi heure on est en France ou en Allemagne !


Pendant les prochains mois, je veux garder un regard curieux et plein d\'étonnement, pour créer tous les jours un monde nouveau et stimulant et pour en savoir profiter !

 

Sara

 

 

 

Workcamp Discoveranda

 

Ce sont mes premiers jours ici à Luxembourg et ma phrase préférée est \"Pourquoi pas ?\" :

-Sara, tu es là pour le workcamp cette semaine ? -Oui, je ne sais pas de quoi il s\'agit mais je vais y aller !

 

Du 9 au 17 septembre 2016 a eu lieu la 5ème édition du Workcamp, baptisé cette année « Discoveranda ». Il s\'agit d\'un chantier international dont l\'objectif est la promotion du dialogue interculturel et de la citoyenneté active, en utilisant des moyens d\'apprentissage non formel, comme vivre et cuisiner ensemble et travailler dans un jardin communautaire.

 

Cette année le workcamp a été organisé par trois de mes colocataires, volontaires au sein d\' Amitié Portugal-Luxembourg (APL), une fédération membre de la Maison des Associations. J\'ai donc décidé d\'y participer principalement pour les aider. Et alors que j\'étais arrivée au Luxembourg la semaine juste avant et je me suis finalement sentie très proche des participants, qui étaient venus ici pour découvrir des choses sur ce « petit pays ». J\'ai pu m\'identifier à eux, à mi-chemin entre organisateur et participant.

 

Les neuf participants venaient de toute l\'Europe : Espagne, Allemagne, Suisse, Pologne, République Tchèque et Finlande et étaient de tous âges : le plus jeune avait 18 ans, les plus âgés plus de 50 ! Non seulement dialogue interculturel donc, mais aussi intergénérationnel ! Des demandeurs de protection internationale étaient aussi invités : ils venaient de Syrie et d\'Afghanistan ; ils ont participé à la plupart des activités et ont partagé leur histoire avec nous. La langue principale de communication était l\'anglais, même si chacun parlait  de temps en temps dans sa langue maternelle ou cherchait même à parler français.

 

Nous avons cuisiné ensemble et ainsi découvert des spécialités des différents pays. Nous avons aussi visité plusieurs villes luxembourgeoises (Luxembourg, Diekirch, Wiltz) et nous avons également travaillé dans le jardin communautaire de Beggen, celui de la maison où j\'habite !

 

Ma peur, c\'était de ne pas arriver à créer un lien avec les participants, surtout avec les personnes syriennes et afghanes, parce que je pensais que nous étions si différents et que l\'on avait si peu de temps pour se connaître. Toutefois, faire des choses ensemble nous a donné la chance de découvrir nos similitudes et de comparer nos différences, de nous rapprocher les uns des autres pour atteindre un même objectif. Tout le monde avait envie de partager et de travailler ensemble, et déjà, dès le premier jour, à peine quelques heures après s\'être rencontrés, on pouvait apprécier cette atmosphère conviviale !

 

Ça a été mon premier workcamp ; et même s\'il n\'at duré que neuf jours, ça a été une expérience incroyable et enrichissante ! Surtout que j\'y ai participé lors de ma deuxième semaine ici et que cela m\'a en même temps permis de rencontrer des personnes géniales, de découvrir un peu plus le Luxembourg - la capitale et le pays - et d\'apprendre à travailler avec des personnes différentes et inconnues pour un objectif commun. J\'espère d\'avoir la chance de faire une ou plusieurs expériences semblables à l\'avenir !

 

 

Sara

 

 

Sara, nouvelle volontaire européenne (2016-2017)

 

Bonjour à tout le monde!

 

Je m'appelle Sara (oui, la Maison des Associations aime les Saras, je suis au moins la troisième !) et je suis la nouvelle volontaire européenne à la Maison des Associations.

J'ai 26 ans et je suis italienne. Je viens d'un petit village situé dans une vallée appelée Valcamonica, dans le nord du Pays, très proche de la Suisse.

C'est la première fois que je viens au Luxembourg : j'ai pensé que je pourrais m'y sentir bien parce que je n'aime pas les villes trop grandes (j'ai vécu à Milan pendant mes études et je m'y sentais comme un "poisson hors de l'eau") et j'aime connaître des personnes qui viennent de pays différents et avec lesquelles on peut parler différentes langues. Je suis arrivée il y a seulement deux semaines et jusqu'à ce moment-ci, je ne le regrette pas.

J'ai décidé d'effectuer le volontariat européen parce que j'ai connu des personnes qui l'ont fait auparavant et qui en ont été enthousiastes. Je viens tout juste de terminer mes études en anthropologie, et j'ai pensé que c'était le moment parfait pour faire une expérience pratique où je pourrais apprendre des compétences à utiliser pour un futur emploi, en utilisant peut-être les connaissances de mes études.

Je pense que cette expérience va être très utile pour moi à différents niveaux: il s'agit en effet d'un "rite de passage" entre le monde étouffé de l'université et celui plus "cru" du travail. Même si ici il ne s'agit pas d'un vrai travail, maintenant c'est à nous de participer et de nous impliquer, pas simplement en faisant ce qu'ils nous disent de faire. En plus, je suis assez timide et très liée à ma famille, et même si je vais rentrer chez moi après cette année ici, je vais acquérir beaucoup d'indépendance.

J'espère apprendre beaucoup de choses ici afin d'aider le plus possible la MA, et j'espère que ce texte va tenter quelqu'un(e) de faire une expérience au nom de l'interculturalité !

 

À bientôt ! :)

 

Sara

 

 

Good bye Luxembourg :-)

 

On est le combien aujourd'hui ? Quoi, fin juin ?! Il me semble qu'hier on était le 27 mai...

Le temps court. Mon temps au Luxembourg est passé trop vite. Je me souviens bien du jour où j'avais discuté avec Nuša et on s'est dit « Maintenant la moitié de notre volontariat est passé. Mais il y a encore 4 mois et demi. ». Mais finalement les derniers mois se ont passé si vite que je ne suis pas sûre si j'ai peut-être dormi pendant deux ou trois semaines.

Après une semaine de fêtes à l'occasion de la Fête de la Musique et de la Fête Nationale, je commence à faire mes valises pour repartir en Allemagne. Je pars avec un œil qui pleure et un œil qui rit. C'est triste de quitter un pays que j'apprécie vraiment avec toute sa multiculturalité et avec ses habitants charmants. Et je pars avec un œil qui rit parce que je suis super heureuse d'avoir fait la connaissance de ce merveilleux pays et surtout d'avoir fait la connaissance avec plein de personnes super gentilles et intéressantes. J'ai fait beaucoup d'expériences et j'ai appris plein de choses pendant mon volontariat à la MA.

J'aimerais bien rester volontaire européenne au Luxembourg pour toujours mais je sais qu'il faut que ma vie continue. Heureusement mon futur m'amène plus proche du Luxembourg que je l'étais avant et je suis sûre de trouver plein d'occasion pour revenir. Et qui sait ce qui va se passer dans 3, 4 ou 5 ans... peut-être je serai de retour au Luxembourg pas seulement comme visiteur, mais comme résident.

J'aimerais remercier toutes les personnes qui ont contribué au fait que cette année a été inoubliable, merci à l'équipe de la MA, merci à tous mes amis au Luxembourg, mes colocataires ... je crois que ce serait trop de citer tout le monde, alors simplement un grand MERCI à tous !

 

Sarah

 


 

Le voilà, la fin de mon SVE ! On ne dirait pas que c'était vraiment neuf mois qui se sont écoulés, c'était plutôt neuf jours dans ma tête... Et comme ça, c'est presque le jour de mon départ de la Maison des Associations. Le mélange d'émotions qui accompagne la fin de cette aventure incroyable ne peut que symboliser l'attachement que j'ai développé pour cette tâche et pour ce pays.

Arrivée comme une citoyenne slovène en octobre, je quitte le Luxembourg comme une citoyenne du monde. Les rencontres de personnalités et de cultures tellement différentes faites au courant de cette année m'ont apporté tant (surtout un endroit où séjourner lorsque j'irai leur rendre visite :P). Et grâce à eux, je ne me sens plus uniquement slovène mais européenne.

Le Luxembourg m'a donné un second foyer, avec une population incroyablement riche et une ouverture unique sur le monde. Merci à tout le monde de m'avoir enrichie au jour le jour, de m'avoir aidée, soutenue... Le souvenir de chacune de nos conversations restera à tout jamais gravé dans ma mémoire.

C'est toujours triste de partir, de dire « au revoir » ou peut-être même « adieu », même si j'espère que nous nous croiserons sous peu car tout ceci n'est qu'un adieu temporaire. Luxembourg est mon « dreamland », je veux et je vais y revenir un jour. Mais maintenant, c'est l'été de rêve qui approche, l'opportunité de passer du temps avec ma famille et mes amis qui me manquent tellement, et aussi un été de voyages et de nouveaux débuts. Et il faut partir pour que tout cela puisse se réaliser !

Villmols merci et bis geschwënn !

 

Nuša

 

 

Home is where your heart is

« Ta famille ne te manque pas ? » - « Tu ne souhaites pas revenir plus souvent chez toi à la maison de tes parents ? » - « Rietberg, ça ne te manque pas ? » - ce sont des questions que j'entends très souvent.
Mais pour moi « être à la maison » ou « être chez moi » signifie être à Beggen, à la Maison des Volontaires, être au Luxembourg.

 

La moitié de mon volontariat s'est déjà passé et je peux dire que je me sens vraiment chez moi au Luxembourg. La vie ici comme volontaire européenne est devenue ma vie quotidienne.
J'ai trouvé beaucoup d'amis avec qui je peux aller boire un café, sortir le week-end, partir en vacances ou profiter de l'offre culturelle immense ici au Luxembourg.
Une partie de ces amis sont aussi mes colocataires, qui sont devenus une sorte de famille. Quand tu es malade, quelqu'un t'amène un thé, quand tu as un problème, ils trouvent une solution avec toi et quand tu es de mauvaise humeur ou fatigué, ils te remontent le moral.

 

Mon orientation dans la ville et aussi dans le pays est devenue bien meilleure qu'à mon arrivée et je ne me perds plus souvent (aussi grâce à l'application « Mobilitéit » qui m'a déjà sauvée quelque fois avant de passer la nuit complètement perdue à un arrêt de bus...).

 

Ce qui me facilite aussi la vie est mon cours de luxembourgeois que j'ai commencé il y a quelques semaines. Je suis capable de comprendre les infos et la météo à la radio, je peux dire au supermarché que j'ai la carte de fidélité et que je ne souhaite pas de sac en plastique. Et je me sens plus « intégrée », même si je ne peux que comprendre et pas encore parler beaucoup.

 

J'ai pris mes habitudes ici et je ne peux pas encore imaginer comment une vie en dehors du Luxembourg va être. Heureusement je sais déjà que je ne vais pas déménager si loin et je suis sûre que je vais passer de temps en temps quelques week-end ici pour revoir tout le monde, profiter de la vie luxembourgeoise et redécouvrir ce joli pays.

 

Sarah

 

 

Les enseignements du Luxembourg

Bonjour, moien, zdravo !

C’est déjà fin janvier, c’est incroyable ! Le temps passe si vite ici, et la moitié de mon volontariat s’est presque écoulée. Tout se passe très bien et, bien sûr, je suis ravie d’être ici. J’ai déjà rencontré beaucoup de gens, visité de nouveaux endroits et ai aussi appris beaucoup.

Voilà certaines choses que j’ai apprises :

 

  • C’est toujours une bonne idée d’emmener tes amis à Chocolate house et d’apporter ta contribution à l’économie luxembourgeoise. Et non, on ne peut pas boire un chocolat chaud ET manger un morceau de gâteau en même temps. C’est impossible.
  • Trier les ordures ménagères pourrait être une branche des sciences.
  • Les bus viennent soit trop tôt ou trop tard. Et ils te font courir beaucoup. C’est aussi très utile de s’entraîner à faire un visage nonchalant quand tu ne réussis pas à l’attraper. « Le bus ? Non, non, je suis seulement en train de faire du jogging. »
  • Que Dieu nous préserve qu’il neige, c’est la folie totale !
  • C’est vachement difficile de rencontrer quelqu’un qui est Luxembourgeois d’origine.
  • S’il fait soleil, sors. Ne dis pas « Je vais sortir dans une demi-heure », le soleil sera déjà caché.
  • C’est possible de passer presqu’un mois sans Internet – merci, Cityluxfree !
  • Un dîner de fête, c’est toujours une bonne idée. En théorie. Réellement, c’est toujours plus la fête que le dîner, si vous comprenez ce que je veux dire.
  • Si tu habites dans une maison joliment vielle, il fait toujours trop chaud ou trop froid. Surtout pendant l’hiver.
  • Tout est si moderne ici, même les toilettes au Cimetière militaire américain.
  • Si tu as moins de 26 ans, la vie est beaucoup plus simple (voire : moins chère).
  • En fait, je suis capable d’avoir une conversation en luxembourgeois (“Moien.” “Moien.” “Hud dir eng Cactuskaart?” “Nee.” “Eng Tut?” “Nee, merci.” “Wann ech glift.” “Merci. Äddi.” “Äddi.”).
  • J’ai les meilleures colocataires au monde !
  • Je suis complètement sûre que j’ai choisi le bon pays !

 

 

À bientôt,

 

 

Nuša

 

 

Séminaire d’arrivée, Auberge de jeunesse, Luxembourg

En tant que volontaires européennes, nous avons quelques rendez-vous avec le SNJ, l’agence nationale luxembourgeoise pour se mieux informer de tout ce qui nous attend dans les prochains mois et, bien sûr, de rencontrer les autres volontaires qui sont dans la même situation.

Ainsi les volontaires sommes passés trois jours (et demi !) au séminaire d’arrivée pour les nouveaux volontaires. Cette année, le lieu de notre rencontre était l’Auberge de jeunesse à Luxembourg. Nous avons commencé mardi 13 octobre avec une présentation de participants qui a été suivie par différentes activités. Pendant ces trois jours, nous avons réfléchi sur le SVE, parlé de notre motivation et des raisons pour lesquelles nous sommes ici, appris quelques mots en luxembourgeois, réfléchi sur le SVE un peu plus, découvert la ville en formant des groupes avec des « missions » différentes (quelques-uns ont étudié la situation linguistique au Luxembourg, d’autres le multiculturalisme ou les symboles du Luxembourg…), parlé du Youth Pass, réfléchi sur le SVE, dîné dans un restaurant luxembourgeois et puis réfléchi sur le SVE pour la dernière fois !

C’était vraiment super de rencontrer les autres volontaires, sortir avec eux et déjà faire des plans pour nos prochaines rencontres. Bien qu’il y eût 13 Allemands sur 19 participants au total, les autres nationalités étaient très différentes – russe, finlandaise, espagnole, française, et slovène ! En parlant de notre motivation, j’ai appris que la majorité de nous veut apprendre une nouvelle langue et devenir plus indépendant, mais il y a aussi d’autres raisons. Quelques volontaires ont par exemple déjà travaillé et le SVE représente pour eux une possibilité de s’éloigner de leur routine quotidienne. Les autres ont juste fini le lycée et ont donc besoin de temps pour réfléchir sur leur avenir et ce qu’ils veulent étudier. Moi, je suis au milieu de tout cela – j’ai juste fini le premier cycle de mes études à l’université et j’ai donc aussi besoin de temps pour réfléchir sur ce que je veux faire et étudier l’année prochaine. Mais ce que nous avons en commun, c’est le désir de faire un travail utile, apprendre de nouvelles choses et profiter de cette année au Luxembourg, un pays multiculturel.

Ce training représente sans doute une partie importante de notre formation comme volontaires européens. Bien que nous ayons évidemment réfléchi beaucoup et c’était parfois un peu fatigant, nous avons appris beaucoup de choses utiles et passé de bons moments en compagnie d’autres volontaires européens et de Magda et Marc, nos excellents animateurs.

 

La prochaine étape sera donc le « mid-term training » dans quelques mois, c’est-à-dire une évaluation de notre volontariat à mi-parcours, mais nous nous rencontrerons sans doute avant cette date comme le Luxembourg offre plein de possibilités de sortir et rencontrer des gens.

 

Nuša

 

 

Les nouvelles volontaires européennes à la Maison des Associations

Bonjour à tous ! Lep pozdrav vsem!

Je m’appelle Nuša, j’ai 22 ans et je viens de la Slovénie, d’une petite ville au nord du pays qui s’appelle Prevalje (je suis sûre que vous n’avez jamais entendu de cela, parce que la moitié de Slovènes ne la connaît non plus). Je suis donc la nouvelle volontaire de la Maison des Associations (avec Sarah, une fille allemande) et je suis vraiment heureuse d’être à Luxembourg ! Je l’ai visité deux fois avant et j’étais toujours sûre que c’est la ville où je veux vivre et travailler à l’avenir. Je resterai ici jusqu’à fin juin 2016 et puis je continuerai avec mon master en traduction ou en interprétation. Et le reste, c’est à voir !


Pourquoi j’ai décidé d’effectuer un volontariat européen ? C’est surtout parce que j’ai toujours voulu faire partie d’une expérience à l’étranger, apprendre de nouvelles choses et devenir plus indépendante. J’étudiais la traduction, donc je parle déjà français, mais je veux l’améliorer ainsi qu’améliorer mon allemand, et je crois que Luxembourg est vraiment parfait pour cela !


J’ai entendu parler du service volontaire européen quand je travaillais pour l’Association de clubs d’étudiants en Slovénie, parce que je faisais partie du Comité International et nous avons préparé des présentations sur les opportunités à l’étranger pour les étudiants. Ayant beaucoup d’informations sur ce thème, je savais que moi aussi je voulais faire partie d’une telle expérience et je crois qu’après avoir fini le premier cycle de mes études à l’université, c’est le moment idéal de le faire.


Voilà, c’est moi ! J’espère vous voir à un de nos événements ou quelque part ailleurs !

À bientôt,

Nuša

 


 

 

Moien,

 

Je m\'appelle Sarah (à gauche) et je suis une des nouvelles volontaires européennes à la Maison des Associations (MA). J\'ai 18 ans et je viens de Rietberg, un petit village allemand en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, au bord de la rivière Ems.

 

Depuis deux semaines, j\'habite ici à Luxembourg-Ville et je vais rester jusqu\'au mois de juin l\'année prochaine.

 

Je viens juste de finir le lycée avec le baccalauréat et je ne voulais pas directement aller à l\'université. Je voulais aller à l\'étranger pour faire des nouvelles expériences et rencontrer des nouvelles personnes.

 

La décision de faire un service volontaire européen a été prise l\'année dernière quand deux \"Europeers\" (anciens volontaires européens) m\'ont raconté de leurs expériences avec le service volontaire européen. Alors j\'ai cherché une organisation d\'envoi en Allemagne et avec cette organisation j\'ai trouvé la MA. Je m\'intéresse beaucoup aux projets interculturels et intergénérationnels qui sont effectués ici. Au lycée, j\'ai aussi participé à un projet intergénérationnel dans lequel j\'ai donné des cours d\'espagnol à des personnes âgées.

 

Même si je suis ici que depuis deux semaines, je me sens déjà comme \"à la maison\". Le Luxembourg me plait beaucoup et je suis déjà curieuse pour les prochains mois à venir. J\'espère pouvoir faire beaucoup de nouvelles expériences et pouvoir soutenir la MA et ses projets avec tous mes moyens.

 

Peut-être allons-nous nous rencontrer dans un de nos prochains projets.

 

Sarah

 

Nationalité = Identité ?

Le 7 juin 2015, les Luxembourgeois sont appelés à répondre à 3 questions référendaires. C'est au cours de mon service volontaire européen (SVE) que j'ai été confrontée aux 3 questions et plus particulièrement à la 2e (droit de vote aux résidents étrangers) et que je me suis engagée en faveur de ce droit.

 

Le jour décisif coïncide presque avec la fin de mon volontariat. Je ne suis pas luxembourgeoise et je n'ai vécu ici que neuf mois. Je ne voterai donc pas et je ne réclame bien évidemment pas le droit de vote pour moi.

 

Mais la question 2 du référendum m'interpelle. Les réactions parfois préoccupantes dans les réunions d'information et sur les réseaux sociaux me touchent particulièrement. Je ne pourrais pas être plus émue si ce référendum avait lieu en Allemagne. Pendant mon SVE, j'ai eu la chance particulière de connaître et de travailler avec des personnes extraordinaires, luxembourgeoises ainsi qu'étrangères.

 

Parfois, je ne comprends pas le débat mené : pourquoi une nationalité a-t-elle une importance aussi grande ? Qu'est-ce qui différencie un Luxembourgeois d'un étranger ? Est-ce que nous ne sommes pas tous des humains avec des valeurs, des souhaits et des rêves ? Pourquoi est-ce qu'un passeport d'un autre pays fait qu'une personne s'intéresse moins au pays où il habite, fait qu'il souhaite moins la participation politique ? Pourquoi donnons-nous une importance cruciale à des frontières artificielles au lieu de nous concentrer sur tout ce qui nous lie ?

 

Je me suis interrogée moi-même. Qui suis-je ? Qu'est-ce que je pense ? La nationalité allemande me définit-t-elle ?

 

Non !

 

Je pense de moi-même que je suis volontaire européenne, rêveuse et idéaliste, bouquineuse, végétarienne, écologique, aimant la bonne cuisine, fille de mes parents... que je suis Sarah. 

 

L'Allemagne, c'est mon pays de naissance, mais ce n'est pas uniquement ce pays qui me représente et qui construit mon identité. Mon identité, c'est avant tout l'éducation que j'ai reçue, ma famille, mes amis, mes expériences. Une partie de mon identité est luxembourgeoise. Cela ne signifie pas que je ne m'intéresse pas à ma propre culture. Je suis convaincue que la richesse culturelle et linguistique de chaque pays est un bénéfice et doit être préservée. Mais est-ce que cette richesse disparaîtrait au Luxembourg avec l'introduction du droit de vote à tous les résidents sur le plan national ? Personnellement, je ne peux pas l'imaginer. Je crois que plus on est impliqué dans la vie politique et sociétale d'un pays plus on souhaite le découvrir, l'explorer et apprendre sa langue.

 

J'avoue que j'adore le Luxembourg. J'ai vécu pendant 17 ans en Bavière, dans un petit village. Dès mon arrivée, le Luxembourg m'a impressionné. J'envie les enfants qui maîtrisent déjà au moins 3 langues. Mon séjour au Luxembourg et mon SVE font partie des expériences les plus belles que j'ai vécues jusqu'à présent. La multiculturalité me passionne, ce petit pays tellement riche grâce à elle, grâce au bel échange entre les nationalités qui fait partie de la vie quotidienne me manquera énormément.

 

Néanmoins, il me fallait un peu de courage pour partir effectuer un SVE à l'étranger. Il semblait plus facile de rester chez moi. Aujourd'hui, je sais que partir c'était la meilleure chose qui ait pu m'arriver.

 

Un « JO » ne serait-il peut-être pas la meilleure chose qui pourrait arriver au Luxembourg ?

 

Sarah Zellner

 

 

Emission Radio : « Service Volontaire Européen (SVE) ».

Vous avez raté la diffusion ? Écoutez l'émission maintenant en ligne ! :)
Voilà le lien : http://podcast.ara.lu/blog/category/ara/homemed/

 

Tous les deux mois, le réseau luxembourgeois de la Fondation Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures vous propose une nouvelle édition de son émission « HomeMed ». Cette fois, ce sont Lucía et Sarah, volontaires européennes à la Maison des Associations (MA), qui l’ont prise en main et qui vous présenteront tout (ou presque tout) sur ce très beau projet qu’est le « Service Volontaire Européen (SVE) ».

L’émission vous proposera non seulement des informations sur le SVE, mais donnera également la parole à d’autres volontaires qui vous raconteront plein d’histoires et vous surprendront avec leurs visions du Luxembourg. Découvrez aussi la musique que nous avons choisie et qui vous fera voyager dans le monde.

Rendez-vous sur Radio ARA le mardi 5 mai à 18h30 !

 

 

Lettre d’amour au pays le plus petit de l’Union Européenne

Il y a sept mois – je savais à peine où se trouvait le Grand-duché. Il y a sept mois que je suis arrivée au Luxembourg. Il y a sept mois, encore neuf mois d’expérience de Service Volontaire Européen s’étalaient devant moi. Neuf mois – une période assez longue dans la vie d’une fille de 18 ans. Mais ces sept mois sont les sept mois de ma vie qui sont passés le plus rapidement.
Sept mois : pleins d’expériences enrichissantes et émouvantes, des rencontres avec des personnes aimables et originales, des rencontres amicales, l’investissement à fond dans des projets interculturels et intergénérationnels très intéressants.
Je n’ose presque plus regarder le calendrier. Neuf moins sept, ça fait deux. Seulement deux mois, je serai encore volontaire européenne à la Maison des Associations et je m’investirai dans la Plate-forme Migrations & Intégration, je vivrai à Beggen dans la maison des volontaires, je ferai partie d’une deuxième famille, la communauté formidable de volontaires européens (anciens et actuels)…
Seulement deux mois, je vivrai encore au Luxembourg – un pays que j’ai vite appris à aimer. Un pays si petit et mal connu que des gens, avant mon départ d’Allemagne, m’ont demandé si « ce Luxembourg se situait en Belgique ». Le pays qui n’est souvent que mentionné dans le contexte de « Luxembourg Leaks » et en tant que paradis fiscal.
Il n’y a pas longtemps que le livre « Lettre d’amour au peuple qui ne connaissait pas le mot aimer » est sorti, un conte philosophique de Claude Frisoni. Cet œuvre de l’ancien directeur de l’abbaye Neumünster aborde la question 2 du référendum dans un récit abstrait qui parle de l’île Vatounu une île imaginaire qui ressemble beaucoup à la situation politique, démographique et linguistique du Luxembourg. Le titre de ce livre (d’ailleurs, à recommander :) ) m’a fait penser à ma propre lettre d’amour au Luxembourg.
Luxembourg, l’Europe en petit : le fait absolument unique et si enrichissant d’avoir une population étrangère de 45 %. Luxembourg où on peut acheter des produits du monde entier au supermarché. Luxembourg et la lange luxembourgeoise, un mélange d’allemand et de français. Luxembourg où on utilise quatre langues chaque jour et où on parle un mélange de tout pour se comprendre. Luxembourg où être étranger n’est pas si extraordinaire que ça parce que la réalité au Luxembourg montre ce qui est vrai dans le monde entier : nous sommes tous des étrangers quelque part. Luxembourg qui est aussi beau que différent. Luxembourg avec ces bus multicolores. Luxembourg, « le monde entier dans un mouchoir de poche » comme Charles Suberville, comédien français tombé amoureux de ce pays l’a dit lors de la Soirée Millefeuilles passée. Luxembourg où je me sens chez moi parce que ce pays est un chez-soi pour des gens de partout.
Luxembourg où il est au moins débattu d’octroyer le Droit de Vote aux résidents étrangers ce qui est déjà un grand avancement comparé à d’autres pays. Une ville qui change, c’est une ville qui avance – c’est noté à côté des chantiers de la ville. Et un pays qui change c’est un pays qui avance. Il s’agit d’un changement de la constitution qui sera tranché lors du référendum du 7 juin. Un changement progressiste qui établirait ce petit pays en tant que précurseur en Europe, un « Oui » qui montre que les Luxembourgeois aiment cette diversité, qu’ils sont fiers d’un pays où des gens de toute nationalité vivent ensemble et pour lequel –  j’avoue –  j’ai eu un coup de foudre.

Sarah

 

 

Carnaval chez moi - Lucía Asensi Abad

C’est le jeudi 12 février, je suis en train de travailler au Luxembourg en tant que volontaire à la Maison des Associations et tout à coup, je reçois plusieurs Whatsapps de ma mère, quelque chose d’étrange dans une matinée normale. Je déverrouille mon téléphone pour les lire parce que je pense que, bien sûr, il a dû se passer quelque chose d’important et, alors, deux simples images à travers un petit écran de mobile me font sourire, m’apportent des milliers de souvenirs à l’esprit et me font sentir la chaleur d’Alicante qui me manque tant. Ce ne sont que des photos d’une paella et des torrijas* faites dans une maison de campagne par un groupe d’amis, et une place de village où se pressent des gens autour d’une scène occupée par des personnes déguisées qui chantent. Mais pour moi, ces deux images simples sont suffisantes pour décrire La Jira*, notre Jira d’Aspe, notre Dernier Jeudi* qui j’espère ne sera jamais le dernier.

 

Au Luxembourg, j’ai été surprise de voir des enfants déguisés, quelques jours avant le carnaval, visitant porte à porte les maisons en chantant une chanson, pour moi incompréhensible, et demander des bonbons comme si c’était Halloween. Ensuite, je me suis souvenue que, à Aspe, ma petite ville, les enfants passent (et nous aussi dans le passé) des jours peignant des dessins avec scènes, défilés,  paellas, torrijas, maisons de campagne et amis sur des feuilles de papier à l’école et de les voir exposés sur la place de la ville et se sentir, alors, artistes pour une journée avec la possibilité que les dessins décorent la ville pour un mois.

On m’a dit que, au Luxembourg, un jour pendant le temps de carnaval, je peux voir de la fumée provenant de quelque zone à l’extérieur parce que c’est la tradition de brûler une croix (je dois encore enquêter sur cette tradition). Alors, je me souviens de ces champs complètement brûlés pendant un certain temps en raison des appareils de cuisson de ces grandes paellas que nous ne pouvons ne pas manger dans une journée de Jira. Et cette odeur de safran va me manquer cette année

On m’a aussi dit que, au Luxembourg, comme à Aspe, ou Alicante ou de nombreux autres lieux, des défilés et des carnavals sont la principale raison pour les jeunes (et pour les moins jeunes) pour déconnecter une nuit et pour boire.

Et je pense que tant dans le bien que dans le moins bien, le carnaval au Grand-Duché de Luxembourg et dans ma petit ville du Levant espagnol ne sont pas si différents. J’espère juste que tant à Luxembourg que à Aspe, ou quelque ville de l’autre côté du monde, ces traditions ne se perdront jamais. Tout en se souvenant de l’origine de ces traditions, nous nous amusions et réussissions un jour, peut-être en étant loin de chez nous, à sourire à la vue d’une photo ou au souvenir d’une odeur.

Et j’espère que les enfants du Luxembourg vont continuer à chanter la même chanson chaque année aux mêmes personnes, que les fêtes ne cesseront pas d’être importantes dans les petites villes et que ma Jira, notre dernier jeudi, ne sera jamais le dernier.

 

Lucía

 

*Les Torrijas sont un dessert qui est généralement consommé le jour de La Jira à Aspe et sont très similaires au Pain perdu français. Elles sont faites avec des tranches de pain trempées dans l’eau, du lait ou du vin ; frites avec œuf dans une poêle et trempé dans un mélange de sucre et de cannelle. Autrefois, cette recette servait à utiliser le pain dur.

*La fête de La Jira, aussi connue comme « le dernier jeudi » car c’est le jeudi qui précède le Mercredi des Cendres, est une célébration séculaire dans la société d’Aspe. La célébration comprend la participation de plus d’un millier de personnes dans les grands groupes appelés « Jiras » qui commencent la journée défilant dans les rues d’Aspe, montrant costumes variés et originaux représentant chacun une thématique. En arrivant à la Plaza Mayor, a lieu le concours dans lequel chaque Jira, dans ses catégories d’enfants, jeunes et adultes, fait une performance sur scène en jouant une chanson populaire avec des paroles originales. Ensuite, et après un nouveau défilé, les Jiras vont manger à la maison de campagne la paella typique avec du lapin, accompagné de torrijas et de vin doux. La nuit, un nouveau défilé a lieu, qui se termine à la Plaza Mayor, où les Jiras agissent à nouveau et on procède à la cérémonie de remise des prix.

*Aspe est ma ville. Elle est située dans la province d’Alicante, dans la région de Valence en Espagne et a une population 20.000 habitants.

« Le Dernier Jeudi » est un autre nom donné à La Jira parce que cette fête est le jeudi qui précède le Mercredi des Cendres.

 

Lucía : La nouvelle volontaire à la Maison des Associations

Salut, Hallo, Moien, Hola, Olá...

 

La nouvelle volontaire espagnole à la Maison des Associations s’appelle Lucía Asensi et c’est moi ! (à gauche)

 

 

 

 

J’ai 23 ans et je viens d’Aspe, une ville au sud de la Communauté de Valence en Espagne, mais j’ai habité longtemps à Elche (une ville d’Alicante) et aussi une année à Groningen (Pays-Bas) parce que j’ai étudié la psychologie pendant  5 ans.

Maintenant, je suis au Luxembourg pour effectuer un volontariat à la Maison des Associations, où je travaille avec l’autre volontaire européenne, Sarah (à droite), et je resterai une année ici (jusqu’à la fin novembre 2015).

J’ai décidé de faire un volontariat européen parce qu’après 5 années à l’université je voulais faire partie d’une autre expérience interculturelle à l’étranger. Et j’ai choisi le Luxembourg parce que le pays est très interculturel ce que j’aime beaucoup et parce que je voulais apprendre le français et, pourquoi pas, l’allemand, le luxembourgeois ou une autre nouvelle langue.

J’ai entendu parler  du service volontaire européen quand je travaillais en tant que bénévole pour un programme universitaire de coopération en Afrique : j’ai assisté à une conférence où on parlait du volontariat européen. Des ce moment, j’ai su que je voulais faire un tel service volontaire dans l’avenir. De surcroît, la même année, j’ai rencontré de nombreux volontaires étrangers (République Tcheque, Allemagne, Italie, Bulgarie, etc.) qui ont effectué  leurs services volontaires à Elche (la ville ou j’étudiais) ce qui était une belle expérience.

Maintenant, je ne suis au Luxembourg que depuis une semaine  et je dois encore apprendre le français pour le travail et pour les contacts interpersonnels également.  De surcroît, je dois me former à beaucoup de nouvelles choses pour le travail à l’association afin d’aider mieux et de pouvoir donner tout ce que je peux. En plus, je  dois encore m’adapter à la ville (surtout au froid et au nombre d’heures de soleil ici comparé à l’Espagne) et à la nouvelle maison.

Je veux absolument acquérir de nouvelles compétences, apprendre de nouvelles langues et rencontrer de nouvelles personnes parce que je pense que cela m’aidera beaucoup à grandir en tant que personne, en tant que professionnelle et en tant que citoyenne européenne.

 

 

Nos volontaires vous racontent... L'arrivée

Cette photo a été prise pendant notre premier tour de la ville avec Marian (ancienne volontaire européenne de la MA et tutrice, elle a pris cette photo) et Audrey (volontaire européenne à l'APL depuis sept mois, à droite).

 

 

 

 

Bonjour à tout le monde !
Je m’appelle Sarah Zellner et j’ai  17 ans. Je viens de Haselbach, un petit village bavarois en Allemagne et depuis quelques semaines je vis ici, à Luxembourg-Ville. J’y resterai et travaillerai pour neuf mois comme volontaire européenne pour la Maison des Associations (MA).
Je me suis décidée à effectuer un Service Volontaire Européen (SVE) parce que je savais depuis longtemps qu’après le baccalauréat je ne voulais pas tout de suite commencer mes études. J’avais deux désirs principaux : d’un côté, je voulais quitter l’Allemagne pour découvrir un nouveau pays et connaître sa culture et de l’autre,  je m’intéressais beaucoup à un volontariat. Un bon ami m’a parlé un jour du Service Volontaire Européen et après m’être informée sur celui-ci, moi aussi, j’étais sûre : C’est exactement ce que je veux faire !
Maintenant, la question se pose de savoir pourquoi je me suis décidée à accomplir mon SVE à la MA : la multitude des projets interculturels et intergénérationnels très intéressants m’ont  convaincue tout de suite. En plus, l’équipe entière me semblait très aimable (ce qui s’est vérifié déjà). De surcroît, je peux m’identifier entièrement aux grands buts de la MA : l’intégration de tous les habitants du Luxembourg et l’engagement  pour une société plus dynamique et ouverte.
Bien sûr que j’ai des espoirs et des buts pour les prochains neuf mois : Avant tout, j’espère que je contribuerai à la réalisation des objectifs de la MA et j’aimerais connaître encore plus de gens sympas (comme je les ai déjà rencontrés) et me faire des amis du monde entier.
En outre, je voudrais bien apprendre comment on gère une association sans but lucratif et j’espère que je pourrai approfondir mes connaissances de la langue française – comme j’envisage d’étudier le Français.
Je suis très curieuse de comment les prochains neuf mois se dérouleront et je suis vraiment heureuse de les passer au Luxembourg qui est certes petit, mais en même temps beau et vivant.
Sarah

 


 

Salut, je suis Fernando et j´ai vingt cinq ans. J´ai étudié la publicité et les relations publiques et je suis au Luxembourg pour faire un volontariat à la Fédération des Associations d'Espagnols du Luxembourg (Fael).
Cette fédération est une structure associative avec l'objectif de défendre les intérêts politiques, économiques, sociaux et culturels des espagnols qui habitent au Luxembourg.
Mon travail consiste à travailler avec les médias sociaux et à concevoir des affiches et flyers pour promouvoir les différents événements organisés par la FAEL et ses partenaires.
Pourquoi j'ai décidé de venir au Luxembourg ? J´ai cherché un bénévolat dans plusieurs pays parce que je souhaite améliorer mon anglais et mon premier choix n´était pas le Luxembourg. Je ne connaissais pas beaucoup de choses sur ce pays mais quand j´ai vu le projet de la FAEL j´ai été très intéressé. En outre, je considère que l´option de pouvoir apprendre à parler français est très important
Je suis arrivé au Luxembourg récemment et, en trois semaines, j'ai pu me rendre compte que cette ville est splendide et ses environs de toute beauté. Se promener dans les rues de Luxembourg est comme être dans un immense château. En plus de sa beauté paysagère, je peux dire que le Grand-Duché est une métropole cosmopolite où l'on peut faire beaucoup d´activités culturelles, sportives ou de loisir.

Enfin, je voudrais remercier tous ceux qui m'ont aidé dans mon adaptation durant les premières semaines et je suis convaincu que cela va être une expérience très enrichissante pour moi.
Fernando

 

Au revoir !

Et voilà, une année est déjà passée ! Je suis vraiment étonnée de la rapidité avec laquelle le temps s’est écoulé pendant les derniers mois…

Cette année a été riche pour moi, de plusieurs points de vue. J’ai beaucoup appris, grâce au travail que j’ai fait à l’association, et j’ai amélioré ma connaissance des langues aussi. Je pense que j’ai grandi dans mon rapport avec les autres… mais si je dois être honnête j’ai aussi pris pas mal de kilos ! Probablement l’événement « Cuisine du Monde » y a contribué aussi : des plats trop bons pour y résister !

J’ai connu des très belles personnes, qui s’engagent chaque jour dans leur travail pour multiplier les liens déjà existant entre les différentes cultures et communautés du Luxembourg… J’ai pris part à des projets intéressants, originaux, même rigolos, où j’ai eu l’opportunité de voir avec mes yeux la richesse culturelle du Luxembourg. Une richesse qui vient à la fois de la culture luxembourgeoise et à la fois des cultures qui sont arrivées dans ce pays, et y ont trouvé une nouvelle maison. J’ai eu l’opportunité de travailler avec des associations très différentes, mais qui ont le même but : préserver cette richesse, et la faire connaître à tout le monde.

J’ai eu la chance de travailler dans une équipe formidable. Je me suis trouvée tout de suite à l’aise à la MA, grâce à Manuela qui nous a accueilli et nous a accompagné tout au long de l’année, et à Mike, qui même s’il est arrivé un peu après a su se faire immédiatement sentir indispensable. Les autres volontaires, Rosalía, Marian et Eva, ont fait que chaque journée à l’association ne se soit passée sans rires ou moments de folie.

Cela me manquera beaucoup, venir chaque matin dans mon bureau à la MA, rigoler avec les filles, écouter les dernières de Manuela et Mike, et après participer à nos événements… Mais comme toutes les choses de la vie, le SVE aussi a sa fin. Je suis un peu jalouse des prochains volontaires qui arriveront au mois de septembre, mais aussi heureuse de savoir que les gens ici recevront de nouvelles énergies et idées... et donc, mes meilleurs vœux aux nouveaux !

J’ouvre ici une parenthèse, et je me permets de conseiller aux jeunes de faire un volontariat européen dans leur vie, parce qu’il s’agit d’un projet qui offre plusieurs opportunités. Tout d’abord, il permet de gagner en expérience, et donc il peut faciliter la recherche d’un emploi. Ensuite, il donne la possibilité de vivre dans un autre pays, en connaître la culture, la langue, les traditions… Dans mon cas, il m’a permis aussi de rencontrer plusieurs volontaires européens et de connaître différentes perspectives. Enfin, je trouve que le SVE, comme le programme Erasmus, permet aux jeunes d’élargir leurs horizons, de faire une expérience de vie très importante en dehors de leur pays d’origine, et de construire une conscience européenne.

Pour ma part, j’espère revenir au Luxembourg bientôt… c’est un petit pays, mais seulement à l’apparence, car il s’agit d’un vrai carrefour international avec plein de choses à faire et à découvrir !

Pour l’instant, je vous souhaite à tous un très bon été… et une bonne continuation de vie !

Chiara

 

 

Salut! Mon aventure a pris fin! Le temps a passé très vite, un an s'est écoulé depuis ce 2 mai 2013, jour de mon arrivée sur ces terres vertes.

Depuis, des milliers d'histoires et de rencontres, des adieux, des rires et une larme pour les « adieux » ont fait de cette année une expérience inoubliable.

J'ai pu apprendre des différentes cultures qui vivent ici au Luxembourg, nouvelles langues, nouvelles habitudes et amitiés sincères.

J'ai été très chanceuse d'être ici, l'équilibre global est mieux que bien, c'est génial. Merci à Eva, Chiara, Rosalia, Manuela et Mike pour leur patience, leur aide et leur soutien durant cette période.

Hasta la pronto!!

À Bientôt !

Bis geschwënn !

Bis bald !

A presto !

Até logo !

Marian

 

Nos volontaires vous racontent... Pâques chez moi

La célébration de Pâques a toujours été une festivité importante en Italie, puisque la majorité de la population est de religion chrétienne catholique. Même si ma famille n’a jamais été très active dans la communauté religieuse, je me souviens de tous les rites auxquels j’ai participé quand j’étais petite.

Le dimanche des Rameaux par exemple, quand, après une brève procession, tous les gens du quartier apportaient des rameaux de palmier et d’olivier chez le prêtre pour qu’il les bénisse. Je me rappelle, toute petite, de regarder le soleil filtrer à travers cette forêt qui m’entourait.

Ce que je préférais, pendant la Semaine sainte, était la procession du Vendredi saint : exceptionnellement, la célébration sortait de l’église pour parcourir la via crucis (le chemin de croix) dans les rues du quartier. L’air de début printemps était déjà tiède et tout le monde gardait une chandelle allumée dans les mains, ce qui créait une atmosphère très particulière. Nous, les enfants, avions la permission extraordinaire de nos parents de rester dehors avec nos amis après le dîner. Vous pouvez imaginer quelle attention nous dédiions au prêtre !

En ce qui concerne le dimanche de Pâques, je l’ai toujours trouvé une journée très fatigante. Tout d’abord, il fallait se lever et bien s’habiller pour aller à la messe. Bien s’habiller signifiait évidemment porter de vêtements inconfortables qui piquaient partout. Par chance, je suis allergique aux acariens, donc chaque fois que les gens sortent les « bons vêtements » de leurs armoires je ne peux plus respirer. Après deux heures et demie de messe, nous rentrions à la maison, nous placions toute la nourriture que ma mère avait préparée les jours précédents dans la voiture et nous partions vers le village de mon arrière-grand-mère. Là-bas, toute la famille se réunissait deux fois par an, à Noël et à Pâques : une trentaine de personnes, toutes en train de parler le « friulano », la langue de ma région que personne m’avait jamais appris. Évidemment, après des heures à écouter les grands-pères et les grands-mères bavarder dans une langue dont je ne comprenais rien, j’ai commencé à saisir des concepts. Mais c’était dur !

Le déjeuner de Pâques aurait besoin d’un discours à part : je me limite à dire qu’il a toujours été exagéré. Après cinq heures assis à la table, nous partions pour faire une promenade dans les campagnes, et à ce moment-là il commençait à pleuvoir. Chaque année !

Étant donné que le choc alimentaire de dimanche n’est pas suffisant, le lundi de Pâques (jour férié en Italie, appelé « Pasquetta ») est réservé aux pique-niques avec les amis. Faites attention, je ne parle pas de fruit ou de légumes : ce sont les barbecues ! Mais là aussi, d’habitude il pleut, donc on risque d’acheter tout le nécessaire (le samedi) pour se rencontrer le lundi chez des amis à boire du chocolat chaud. C’est la chance de vivre dans la région avec la plus grande quantité de précipitations par an !

 

Chiara

 

 

(Photo : Mariken Mirri Rocks)

 

 

Nos volontaires vous racontent... Noël !

Marian

 

Moien!

 

Noël approche, et avec lui viendront  différents personnages apportant des cadeaux, des espoirs et des surprises.

Le Père Noël, les Rois Mages et Saint Nicolas sont très populaires en cette période de l’année, mais j’aimerais vous parler d’un personnage très spécial pour moi, « l’ANGULERU », un homme qui depuis des années apportent des cadeaux à la petite ville de San Juan de la Arena dans les Asturies (région du nord-ouest de l’Espagne).

Cet attachant personnage a été créé par l’Association « Garabuxada » qui fait un grand travail pour perpétuer les traditions de notre ville. Ils ont choisi l’« Anguleru » parce que c’est l\'une des professions les plus caractéristiques de San Juan de l\'Arena et parce que, dans le passé, pendant la pêche hivernale des civelles (« angula » en espagnol) les pêcheurs utilisaient les gains de leur pêche pour acheter des cadeaux aux enfants.

Voici l\'histoire de notre Anguleru.

Il y a longtemps, très longtemps, quand l\'automne arrivait, les rivières et les estuaires des Asturies se remplissaient de milliers de petits poissons de verre qui  faisaient la joie des habitants.

Ces petits poissons, attirés par la lumière des lanternes, s’approchaient lentement des pêcheurs qui les recueillaient délicatement dans leurs tamis.

Avec le temps, le nombre de civelles a diminué, et maintenant elles ont pratiquement disparu de nos canaux et avec elles les pêcheurs de civelles. Cependant, l’un d’entre eux continuait à pêcher les soirs de pleine lune avant la nuit de Noël afin de pouvoir partager avec les nécessiteux l’argent qu’il gagnait avec la vente des civelles. La nature, comme par magie, récompensait son effort et sa solidarité en remplissant son tamis, encore et encore, jusqu’à l\'aube

Maintenant, les personnes âgées racontent que cet homme généreux que tout le monde appelle « Anguleru » habite la mer des Sargasses et prend soin des civelles et anguilles. Et quelques jours avant Noël, au moment du solstice d\'hiver, il revient en Asturies pour pêcher des civelles qu’il vend pour acheter des cadeaux qu’il partage le 24 décembre à bord de son bateau l\'« Angulina ».

Rappelez-vous que si vous voulez qu’il vous rende visite à Noël, vous devrez faire des efforts à l’école et à la maison pendant tout l’Année!

Ah…! Et si vous voulez qu’il vous apporte un sachet de friandises (« garulla »), n’oubliez pas de laisser au pied du sapin un béret noir ainsi que quelque chose à manger et à boire, afin que l’« Anguleru » retrouve des forces !!!

 

 

Chiara

 

Je voudrais profiter de l’atmosphère de Noël pour partager avec vous une tradition de ma ville. Même si le sentiment religieux est de plus en plus faible en Italie, il y a des rituels qui résistent parmi les gens, parce qu’ils ont toujours fait part de leur vie. L’un d’eux est la fête de Sainte Lucie, à laquelle le 13 décembre est consacré dans le calendrier.

Dans l’histoire de l’Eglise, Sainte Lucie était originaire de Syracuse, en Sicile, et fut décapitée en 304 à cause de sa profession de foi au Christianisme. Même si dans les histoires sur la vie de cette martyre chrétienne il n’y a pas de référence à sa vue, à partir du 15ème siècle une autre anecdote se diffuse, selon laquelle elle se serait arrachée les yeux. L’origine de cet épisode réside dans la dévotion populaire qui l’a toujours reconnue protectrice de la vue en raison du nom Lucie, qui est un dérivé du latin lux, « lumière ». En fait, je me rappelle que quand j’étais petite ma grand-mère me disait que Sainte Lucie était aveugle, portant ses yeux sur un plateau. Une image qui devait être assez troublante, pour un enfant !

Pourtant je n’avais aucune peur de Sainte Lucie, au contraire j’attendais avec impatience la nuit du 12 décembre… parce qu’elle m’apportait des cadeaux !

En fait, dans certaines régions et villes du Nord de l’Italie il y a la tradition des « dons de Sainte Lucie », qui joue donc le même rôle que Saint Nicolas, Père Noel, l’enfant Jésus et la Befana (une sorte de sorcière qui visite les maisons le 6 janvier). Selon l’usage qui a commencé aux années 1930, les enfants écrivent une lettre à Sainte Lucie pour lui demander des cadeaux qu’ils déclarent mériter, puisqu’ils se sont bien comportés. Il faut aussi se rappeler de laisser quelque chose à manger et à boire pour Lucie et son âne. Le matin du 13 décembre les enfants trouvent les dons, qui peuvent (ou pas) correspondre à ceux sur leur liste. En plus, il y a aussi des clémentines, des fruits secs, des chocolats…

Quand j’étais petite je trouvais les cadeaux avec ma sœur dans notre chambre le soir du 12 décembre, après le dîner. Après avoir grandi, nous avons gardé la tradition de la famille et même aujourd’hui nous échangeons les cadeaux de Noel avec nos parents et notre grand-mère le soir du 12 décembre.

 

 

Nos volontaires vous racontent... l'été

Marían

 

Re-bonjour!

 

Me voici de retour de vacances et j’avais envie de faire un bilan de mon été en tant que Volontaire Européenne.

J'ai pu profiter du beau temps luxembourgeois et, avec lui, des différents merveilleux lieux qui font ce pays. En juillet, je suis allée à Vianden, à une fête médiévale. Le très joli château est un cadre idéal pour un tel événement.

Presque tous les vendredis et samedis, nous sommes allés à des concerts dans différents lieux de la ville. J’ai été particulièrement surprise par un groupe de fusion de Marseille qui était très bon mais le meilleur est venu à la fin, lorsque la chanteuse, seulement accompagnée d’une guitare, a commencé à entonner la chanson du Cinquième Régiment en espagnol (chant très caractéristique de la résistance anti-fasciste en Espagne). Cela a été un moment incroyable, je n'ai jamais pensé que je pouvais entendre cet hymne dans le cœur de Luxembourg !

 

Après les visites, les concerts et le début d’été au Luxembourg, je pouvais aller en Espagne au mois d’août pour visiter ma famille et mes amis, profiter des festivités estivales en Asturies et surtout notre populaire SIDRA ASTURIANA! Après trois semaines là-bas, le retour n'a pas été très difficile parce que je voulais renouer avec mes amis et reprendre à mes activités à la MA comme préparer notre prochaine Cuisine du Monde, qui sera le 10 septembre, avec des cuisiniers de Pologne et d’Egypte!

 

 

Chiara

 

Bonjour tout le monde !

 

Puisque que j’ai eu la chance d’être à Luxembourg les premiers jours de septembre, j’ai pu visiter la Schueberfouer… et j’ai été étonnée par les dimensions de cette manifestation ! La chose qui m’a surprise le plus a été le fait que, dans le centre de la ville, il peut y avoir une foire si riche en attractions et si bondée… Il y a peut-être quelques petits dérangements avec la circulation des voitures, mais je trouve que la situation est très bien gérée par l’administration locale.

De plus, j’ai trouvé incroyable que, pour cette occasion, des vrais restaurants aient été construits sur le Glacis, au milieu des manèges !

 

Dans ma ville Udine en Italie, parmi les différents événements organisés pendant l’année il y a aussi une foire similaire : la foire de Sainte Catherine. Il s’agit de la foire la plus ancienne de la ville, et parmi les plus anciennes en Italie. En fait, elle date du 4 novembre 1380, quand le Patriarche Marquardo de Randeck donna à la ville d’Udine le permis de tenir une foire en l’honneur de Sainte Catherine d’Alexandrie, pour 5 jours à partir du 24 novembre.

Au début, la foire avait lieu à la périphérie ouest de la ville, à côté du fleuve Cormor, dans une localité qui est appelée encore aujourd’hui « Santa Caterina ». En 1485 le Lieutenant Contarini la déplaça à l’intérieur des murs de la ville, dans la place majeure dont le nom est Piazza Primo Maggio, appelée aussi « Zardin Grant » dans la langue locale, ce qui signifie « grand jardin ». Apparemment, la foire s’est déroulée chaque année sans interruption depuis le 1380, sauf en 1917, pendant la Première Guerre Mondiale, à cause de l’occupation austro-allemande après la défaite de Caporetto.

 

Cette tradition continue aujourd’hui pour trois jours autour du 25 novembre. Jusqu’à la moitié des années 1980, il y avait à la fois le marché et les « baracconi », c’est-à-dire les manèges à sensation qu’y restaient pour le mois entier. Aujourd’hui, pour des raisons de mobilité, ces « giostre » (manèges) ont été déplacées à la périphérie nord de la ville, à côté du stade.

 

Même si dans le centre-ville il n’y a que le marché, pour moi il constitue un véritable spectacle : environ 300 étals présentent leurs produits typiques de tout genre, de l’artisanat aux bonbons et aux vêtements, en provenance de l’Italie entière. Pour moi c’est en particulier l’opportunité d’acheter des accessoires pour l’hiver à bon prix, foulards, gants, chapeaux, parapluies… Mais surtout, c’est la chance de voir les camelots en action ! Les meilleurs sont les marchands forains qui vendent les plats à petits prix : ils mettent en scène une véritable comédie, avec des claquements assourdissants et une vente aux enchères inversée !

 

Nos volontaires vous racontent...

CHIARA
Bonjour tout le monde!
Je suis à Luxembourg depuis deux mois désormais… Le temps passe vite quand on a beaucoup de choses à faire! Je ne parle pas vraiment du travail, vu qu’on a une très bonne équipe (presque toute féminine!), mais plutôt de tous les événements et les activités culturels auxquels j’ai participé pendant cette période. Luxembourg est une petite ville, mais elle offre beaucoup!
Je voudrais faire une réflexion à propos de l’événement le plus important jusqu’à maintenant, c’est-à-dire les célébrations de la fête nationale du Luxembourg qui ont représenté quelque chose d’inattendu pour moi. En fait, j’ai été surprise parce que la fête nationale se déroule ici d’une façon très différente par rapport à l’Italie. J’ai eu l’impression que la fête populaire de la veille est bien plus importante que le véritable jour de la fête nationale. Le soir du 22, en fait, les rues de la capitale ressemblaient à celles de la veille du nouvel an dans mon pays : pleines de gens, de musiques, de danses… Les voies étaient si bondées qu’on avait du mal à se déplacer d’une place à l’autre! J’ai aussi beaucoup aimé les feux d’artifice qui ont offert un spectacle remarquable. Le jour d’après, par contre, il y avait vraiment peu de public pour voir le défilé militaire et écouter les musiques officielles. J’ai quand même apprécié les concerts dans les places principales.
Au contraire, en Italie la fête de la République (2 juin) est conçue d’une façon très formelle: la partie la plus importante est le défilé militaire qui se déroule à Rome et qui voit la participation de toutes les forces armées, toutes les forces de police, les sapeurs-pompiers et la Croix Rouge. Les Frecce Tricolori (« Les flèches tricolores »), la patrouille acrobatique de l’armée de l’air italienne, dessinent le drapeau national dans le ciel, et les différents groupes musicaux de l’armée, de la marine, de l’aéronautique, de la police, etc. jouent des marches militaires. La fête attire bien sûr un public nombreux, mais il y a plus l’idée de voir un spectacle que de participer à une fête. Dans chaque ville il y a des célébrations formelles aussi, avec le maire et les représentants publics. Le côté formel vient peut-être du fait qu’on célèbre le jour où les italiens ont choisi, par referendum, entre république et monarchie, et cela en 1946.
Par contre, une fête qui peut être considérée plus populaire est celle du 25 avril, quand on célèbre lanniversaire de la Résistance, c’est-à-dire la libération du nazi-fascisme. Ce jour-là dans le pays entier, il y a des manifestations et des fêtes qui enregistrent une vraie participation populaire. Cependant, l’acception plus politique qu’on attache à ce jour entraîne souvent des polémiques, étant donné que certaines idées propres au fascisme sont encore vivantes dans certaines parties de la population et dans quelques partis politiques. 

 

MARIAN
Bonjour!
Je vous présente quelques moments importants que j’ai vécu depuis mon arrivée au Luxembourg début mai.
Tout d’abord, il y a deux semaines, nous avons suivi le séminaire d’accueil des volontaires européens organisé par le SNJ: quatre jours à Worriken en Belgique. Nous y avons rencontré de nouveaux volontaires et d’autres jeunes que nous connaissions déjà. C’était une expérience positive, car nous avons parlé de notre arrivée et avons partagé nos premières impressions sur notre volontariat, la ville et la région. Nous avons reçu beaucoup d’informations à propos de ce qu’on peut faire au Luxembourg, et à propos de nos obligations et de nos droits aussi.
Ensuite, la semaine passée a eu lieu la soirée « Cuisine du Monde » pour laquelle je me suis beaucoup investie dans l’organisation (avec l’aide d’Eva, volontaire à la FAEL). Nos cuisiniers étaient brésiliens et népalis. Ce fut un beau succès même si nous aurions aimé avoir plus de temps pour la préparer. Au final, le bilan est positif et nous allons apprendre de nos erreurs pour nous améliorer.
Enfin, le week-end dernier, nous avons eu l’opportunité d’être présentes à Luxembourg pour la fête nationale, l’« anniversaire du Grand-Duc », qui est très différente de la Journée des Asturies, ma région, et qui a lieu le 8 septembre. En fait, nous la célébrons chaque année dans une ville différente, et la fête se déroule dans les rues pendant toute la journée. Il y a aussi beaucoup d’activités culturelles et folkloriques qui présentent la tradition et l’histoire de ma région.
Voilà donc un court résumé de mes deux premiers mois au Luxembourg, avec de bons moments et d’autres moins bons. Pour l’instant, mon volontariat est une belle expérience, grâce à laquelle j’apprends chaque jour de nouvelles choses.

 

SVE

La Maison des Associations accueille des volontaires européens depuis trois ans. Eszter et Emilia ont achevé leur année de volontariat parmi nous (vous les avez très probablement rencontrées lors de nos activités !!!). Nous les remercions chaleureusement de leur aide et soutien !

 

Depuis le 2 mai, Chiara et Marian ont rejoint la MA pour nous épauler dans nos tâches quotidiennes, participer à nos activités et développer leurs propres projets. Nous leur souhaitons la bienvenue !

 

Marian

« Bonjour! Je m’appelle Marian, je suis volontaire à la Maison des Associations depuis le 2 mai. Je viens des Asturies, une région au nord de l\'Espagne. Je voulais faire un SVE pour faire l’expérience de vivre dans un pays différent ainsi que de travailler sur quelque chose liée à ma profession (je suis travailleuse sociale) et d’être en contact régulier avec des gens. J’ai choisi la MA parce que je cherchais une association dans laquelle je pourrais travailler dans un environnement multiculturel, où je pourrais effectuer divers projets liés aux migrations et aux échanges culturels. »

 

Chiara

« Bonjour à tout le monde ! Je m’appelle Chiara et je viens d’Udine, une petite ville dans le nord-est de l’Italie. Ce n’est pas le sud, donc je n’ai pas été trop choquée par le temps ici ! :)

J’ai décidé de participer au programme du SVE parce que je trouve qu’il s’agit d’une opportunité précieuse pour grandir personnellement et de gagner en expérience en même temps. À la Maison des Associations, je peux voir comment on gère une organisation sans but lucratif. Son objectif d’intégration des étrangers et de lutte contre les discriminations me semble très important au Luxembourg, mais il le serait en Italie aussi. J’espère donc pouvoir apprendre des méthodes pour mieux communiquer dans une société multiculturelle afin de les mettre en pratique dans mon pays aussi. Enfin, je vais étudier l’allemand, et ce n’est pas mal ! »

 

 

Projet soutenu par le Service National de la Jeunesse et par le Programme \"Jeunesse en Action\".

 

 

Mon expérience SVE à la Maison des Associations / My EVS experience in Maison des Associations - Luxembourg

J\'ai décidé de participer à un Service Volontaire Européen (SVE) pendant l\'été 2011. J\'ai cherché une association sans but lucratif au Luxembourg, qui aurait des activités multiculturelles ou internationales. J\'ai lu beaucoup de descriptions d\'associations et projets, et j\'ai trouvé les activités de la Maison des Associations (MA) très stimulantes et intéressantes car elles mettent l\'accent sur des manifestations culturelles et artistiques qui impliquent des jeunes, des seniors, des personnes de tous les horizons culturels.

 

La Maison des Associations est une jeune association sans but lucratif qui a été fondée en 2007. Elle collabore étroitement avec les fédérations étrangères ainsi qu\'avec d\'autres associations de tous bords du Luxembourg. J\'ai commencé mon Service Volontaire Européen au Luxembourg en mars 2012 et mes activités ici sont de promouvoir les projets des associations par la newsletter, sur le site, sur les réseaux sociaux et de participer à l\'organisation des deux projets: Cuisine du Monde et Soirées Littéraires \"Millefeuilles\". Je participe aussi à d\'autres projets comme le Café des Âges ou Kuddel-Muddel, l\'émission radio de la MA.

 

J\'aime beaucoup tous les projets grâce aux personnes très différentes qui viennent aux événements pour partager leurs expériences, pour connaître d\'autres cultures et aussi pour s\'amuser en découvrant des recettes de cuisine originales, en lisant des poèmes ou en chantant. J\'ai eu l\'opportunité de mettre en place beaucoup de mes idées dans le cadre de ces projets, ce qui est une chose très constructive pour moi.

 

J\'ai eu l\'opportunité de travailler dans une équipe très multiculturelle, d`y assumer des responsabilités avec toute la confiance de l\'association. Les membres de l\'association et ses partenaires sont très gentils et ouverts d\'esprit. J\'apprends beaucoup des choses ici, en plus, l\'ambiance de travail y est toujours très conviviale ce qui permet de laisser libre court à la créativité.

 

Je suis très heureuse d\'être volontaire dans le cadre du Service Volontaire Européen. Je me considère chanceuse et je me rejouis de voir comment le reste du projet se déroulera ici à la Maison des Associations, au Luxembourg.

 
Eszter Packy

 

Plus de détails sur le SVE, ci-dessous!

  

I decided that I would like to participate to an EVS (European Voluntary Service) project during the summer of 2011. I looked for a French-speaking association (NGO), which is dealing with cultural and international themes. I read hundreds descriptions of projects and I found both challenging and interesting the program of the Maison des Associations (MA) as it deals with artistic and cultural work, relating to youth and other themes.

It’s a really young association, was founded in 2007 and works actively with several Luxembourgish associations (NGOs) and foreign federations. I have started my EVS in Luxembourg, in March 2012, my main tasks here is to participate in the promotion of the association\'s activities by the means of a newsletter and the website and to help to organize two projects: the Cuisine du Monde and the Soirées Littéraires \"Millefeuilles\", but I also participate in other projects, such as Café des Âges or Kuddel-Muddel, which is a radio show.

I like so much both of my main projects, these are super nice events. Lots of people from all over the world are coming every time to share their experiences, getting to know each other\'s culture and have a great time cooking together new recipes or enjoying and discovering new literature and music. These programs allow me to implement a lot of my own ideas as well, which I found constructive and fun.

I get an opportunity to work in a very multicultural team with shared responsibilities, but also the association gives me great confidence and I have individual responsibilities as well. The members of our association and our partners are also really nice and open- minded people, I can learn a lot from them and it is always a nice atmosphere to work and create new things.

I\'m really happy that I was selected to be a volunteer in this project and feel lucky myself and look forward for the rest of my time here in Maison des Associations.

Eszter Packy

 

Service Volontaire Européen: une nouvelle volontaire à la MA

Eszter Packy est une jeune hongroise qui vient de démarrer un Service Volontaire Européen à la MA. Eszter va rester chez nous pendant 1 année dans le cadre du SVE (Programme "Jeunesse en Action") Nous  lui souhaitons la bienvenue!

Depuis 2010, la Maison des Associations participe activement aux objectifs du Programme européen « Jeunesse en Action ». Pendant une année, des jeunes volontaires ont l’opportunité de participer à différents projets interculturels au sein de notre association et développer ainsi des compétences formelles et non-formelles. Voulez-vous entreprendre un SVE chez nous ? Ou plutôt partir à l’étranger en tant que volontaire ? Nous pouvons vous aider. Lire la suite